• Les 47 ronins est un film de Kenji Mizoguchi avec Chojuro Kawarazaki, Kamemon Nakamura, Yoshisaburo Arashi ....

    Synopsis : Après l'injuste condamnation à se faire hara-kiri infligée à un jeune samouraï, quarante-sept de ses compagnons le vengent en se faisant à leur tour hara-kiri sur sa tombe.

     

    Mon avis :

    Ami·es fan de film de sabre et de combats épiques… passez votre chemin ! Car dans cette version des 47 samouraïs par Mizoguchi ne contient aucune scène de combat. C’est une version très intellectuelle et psychologique sur la vengeance et l’obéissance à son seigneur. Un film très calme et se basant plus sur le ressentit de certains personnages que sur l’action. Les bonus présents sur le DVD que j’ai emprunté à la médiathèque ont été très instructifs aussi pour comprendre les circonstances de sa réalisation et ses subtilités.


    votre commentaire
  • Kubo et l'armure magique est un filme d'animation de Travis Knight

    Synopsis :

    Kubo est un être aussi intelligent que généreux, qui gagne chichement sa vie en sa qualité de conteur, dans un village de bord de mer. Cette petite vie tranquille, ainsi que celle de ses compagnons Hosato, Hashi et Kamekichi va être bouleversée quand par erreur il invoque un démon du passé. Surgissant des nues cet esprit malfaisant va abattre son courroux sur le village afin d’appliquer une vindicte ancestrale.

    Dans sa fuite, Kubo fait équipe avec Monkey et Beetle, pour se lancer dans une épopée palpitante afin de sauver sa famille et percer le secret de la chute de son père, le plus grand samouraï que le monde ait jamais connu. À l’aide de son Shamisen- un instrument musical magique-il va affronter toutes sortes de dieux et de monstres, notamment le terrible Moon King assoiffé de vengeance ainsi que les affreuses sœurs jumelles afin de dénouer le mystère de son héritage, réunir sa famille et accomplir sa destinée héroïque.

    Mon avis :

    Un film d’animation vraiment super ! En animation stop motion vraiment très bien faite ! (Ray Harryhausen a encore des fans !!). L’histoire est vraiment bien menée même s’il y a un ou deux « retournements » un peu étranges. Un vrai univers fantastique avec un beau parcours du héros. J’ai aussi apprécié l’effort fait à y mettre des personnages féminins. Un film plein d’actions et d’humour.

    Je ne peux que conseiller de le voir !


    votre commentaire
  • Mamma Mia ! Here we go again est un film de Ol Parker avec Amanda Seyfried, Lily James, Pierce Brosnan, Colin Firth etc (et je j’omets volontairement Meryl Streep et Cher, je vous dirai pourquoi dans la chronique).

    Synopsis : Sur l’île paradisiaque de Kalokairi, Sophie, qui rencontre divers soucis dans l’ouverture de son hôtel, va trouver du réconfort auprès des amies de sa mère Donna qui vont lui conseiller de prendre exemple sur le parcours de cette dernière.

    Mon avis :

    J’ai été déçu. Le premier film était ce qu’on appelle un « feel good movie », tu le regardes et tu as la pêche. Là, c’est déprimant. Et pour cause, le postulat de base est que Dona est morte (oui oui exit Meryl Streep sauf pour 5 minutes à la fin juste pour faire un peu guest). Et touuuuuuuuuut au long du film on nous le rappelle puisque les personnages se mettent à pleurer sur son absence tout au long du long-métrage. Donc non non et non. De plus au début du film, Sophie s’engueule avec Skye qui est à 6000 bornes, 2 des pères ne viendront pas à l’inauguration de l’hôtel et une tempête ravage la fête… ô joie !

    Bon si les choses s’arrangent au fur et à mesure, le tout ponctué des chansons souvent repompté du premier film d’ABBA. Mais voilà, le film présente des incohérences avec le 1er, tout d’abord l’ordre de rencontre des pères (et en plus avec Harry, ça frôle la relation « de pitié pas très consentie  plus qu’une belle romance à Paris), et la “mise à la porte” de Dona par sa mère. Là ce n’est pas le cas, juste “la mère” jouée par Cher ne s’occupe pas de sa fille, mais rien ne laisse penser qu’elle l’a foutu à la rue une fois enceinte. Et la “tante Sophia” de Bill qui donne sa fortune à Dona ? Bin y’a une bien une Sophia qui aide Dona, mais ça ne saute pas aux yeux que c’est la tante et encore moins qu’elle à de l’argent…. On note aussi l’absence des deux meilleures amies de Sophie, remplacé par ces deux “tantes”, les meilleures amies de Dona.

    Et parlons de Cher, dans le rôle de la grand-mère… qui apparait dans un 4e acte inutile. Ça fait vraiment “on va ressusciter Cher”. Alors oui quand elle chante c’est cool, mais ça n’apporte RIEN.

    Bon, on rigole quand même dans ce film, tout n’est pas noir et y’a une belle happy end. Les actrices et acteurs s’en sortent tout plutôt bien pas grand-chose à redire sur leurs performances.. Mais cela ne suffit pas à rentre le film gai.

    Contentons-nous du premier film, bien plus joyeux et marrant !


    votre commentaire
  • Mary Shelley est un film de Haifaa Al Mansour avec Elle Fanning, Douglas Booth, Bel Powley, Tom Sturridge ....

    Synopsis : En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin entame une relation passionnée et scandaleuse avec le poète Percy Shelley et s’enfuit avec lui. Elle a 16 ans. Condamné par les bienpensants, leur amour tumultueux se nourrit de leurs idées progressistes. En 1816, le couple est invité à passer l’été à Genève, au bord du lac Léman, dans la demeure de Lord Byron. Lors d’une nuit d’orage, à la faveur d’un pari, Mary a l’idée du personnage de Frankenstein. Dans une société qui ne laissait aucune place aux femmes de lettres, Mary Shelley, 18 ans à peine, allait révolutionner la littérature et marquer la culture populaire à tout jamais.

    Mon avis :

    J’ai toujours dit que la vie de Mary Shelley ferait un très bon film tellement elle a eu une vie hors norme et bien remplie. Ayant lu une biographie et ayant moi-même écrit sur Mary (mère et fille), j’avais un peu d’appréhension. Haifaa Al Mansour nous livre là une très belle biographie sur le début de la vie de Mary Wollstonecraft Godwin.  

    J’ai vraiment beaucoup aimé le film même s’il n’est pas toujours fidèle à la réalité. La réalisatrice saoudienne (ça mérite d’être souligné !) a choisi les événements marquants qui permettent de comprendre le cheminement de Mary pour en arriver à son chef d’œuvre. Un film très féminin puisque le film repose tout autant sur la relation Mary-Claire que Mary-Percy. J’avais aussi peur de tombé dans de la romance nunuche au vu de la relation tumultueuse de Percy Shelley et Mary, mais non, la réalisatrice évite cet écueil en était très lucide sur leur relation (même si elle minimise peut être un peu le côté « salaud » de Percy, n’oublions pas qu’en vrai il a presque toujours entretenu une relation avec Harriet, sa femme, et qu’il la quitte pour Mary alors qu’elle est enceinte de leur 2e enfant). Byron est un connard, le film le rend même si le texte de fin ne précise pas qu’il a laissé mourir sa fille Allégera (oui je dis laisser mourir, car il l’a collé dans un couvent et ne l’a plus jamais revue jusqu’à ce que la petite meure. Ada Lovelace aura plus de chance en étant la fille officielle de Lord).  

    L’interprétation de Elle Fanning manque parfois de spontanéité et son aspect toujours très lisse empêche de donner de la profondeur (elle est toujours très pâle, pas une ride d’émotions, etc. …), un petit peu dommage.

    J’aurai tellement de choses à dire sur ce film et sur Mary ! Mais je vais juste dire qu’il est très bien fait, que j’ai beaucoup aimé et vous invite à aller le voir !

     

     


    votre commentaire
  • Parvana, une enfance en Afghanistan est un film d'animation de de Nora Twoney.

    Synopsis : En Afghanistan, sous le régime taliban, Parvana, onze ans, grandit à Kaboul ravagée par la guerre. Elle aime écouter les histoires que lui raconte son père, lecteur et écrivain public. Mais un jour, il est arrêté et la vie de Parvana bascule à jamais. Car sans être accompagnée d’un homme, on ne peut plus travailler, ramener de l'argent ni même acheter de la nourriture.
    Parvana décide alors de se couper les cheveux et de se travestir en garçon afin de venir en aide à sa famille. Risquant à tout moment d'être démasquée, elle reste déterminée à trouver un moyen de sauver son père. Parvana est un conte merveilleux sur l'émancipation des femmes et l'imagination face à l'oppression.

     

    Mon avis :

    Un magnifique dessin animé. Cela faisait un moment que je l’avais en ligne de mire et je n’ai pas été déçu. Parvana, jeune fille afghane va devoir se transformer en petit garçon pour aider sa famille après que son père, professeur, soit jeté en prison par de régime taliban. Malgré la dureté du propose, le film reste accessible et est parsemé d’histoires initiatique raconté par le père d’abord puis Parvana lorsque celui-ci ne sera plus là. C’est beau, c’est touchant, émouvant et on ne tombe pas dans le manichéisme. Il y a des gentils, des méchants, des plus nuancés… et la guerre qui approche en toile de fond.

    Une belle histoire de femmes aussi puisqu’on suit quasiment uniquement la vie des femmes (enfin la vie… c’est vite dit puisqu’elles ne peuvent rien faire). Toutes sont très courageuses et si elles semblent parfois résignées, jamais elles ne baisseront les bras.

    La fin est superbe et touchante.

    À voir absolument !


    votre commentaire
  • De nouveaux épisodes de Forces of Destiny ont été diffusé hier, pour le May the 4th.

    L'un d'entre eux me rappelle un peu ma situation actuelle. Avec des histoires de nids et de poussins !


    votre commentaire
  • Le duel silencieux est un film d'Akira Kurosawa avec Toshiro Mifune, Takashi Shimura, Noriko Sengoku...

    Synopsis : Pendant la seconde guerre mondiale, Kyoji, un jeune chirurgien, se blesse au doigt lors d’une opération difficile où le soldat, Nakada, est sauvé. Mais ce dernier est syphilitique et Kyoji contracte la maladie qui est alors quasiment incurable… De retour à la vie civile, il ne veut pas révéler sa situation et décide de rompre avec sa fiancée qui l’a attendu pendant toute la guerre. Ni elle, ni le père de Kyoji n’arrivent pas à comprendre ses motivations. Mais quand Kyoji découvre que Nakada non seulement ne se soigne pas mais a contaminé sa femme, la lutte intérieure, le « duel silencieux » qu’il livre entre son désir et son devoir va prendre des proportions insoutenables….

     Mon avis :

    Tiens un film de Kurosawa, ça faisait longtemps ! (et y’en a encore tout plein que j’ai pas vu).

    Dans ce film, Kurosawa aborde le thème de la maladie et de l’impact que cela a sur l’entourage. Enfin plus sur le fait de ne pas révéler sa maladie aux autres et les exclure sans rien leur expliquer. On retrouve donc un personnage torturé entre le fait d’être malade (syphilis), mais soignant les maux corporels des autres, et le fait de rendre malades les autres (enfin surtout son ex-fiancée) en leur taisant la vérité et les éloignant. Le duel silencieux.

    On a aussi une opposition totale entre Kyoji et Nakada, ce dernier ne se préoccupant peu de contaminer son épouse avec la maladie quasiment incurable, alors que Kyoji lutte tous les jours pour rejeter celle qui l’aime pour lui éviter un destin malade.

    On pourra reprocher au personnage de Kyoji de ne pas dire la vérité à son ex-fiancée sur la situation. Mais comme il l’explique, elle l’attendra le temps qu’il faudra, se privant ainsi d’une vie. Il préfère donc lui mentir et la rejeter, malgré le mal que cela entraine pour les deux.

    Comme je l’ai remarqué, Kurosawa tient les médecins en haute estime et les présente toujours comme des hommes bons dévoués à leur communauté, quitte à se sacrifier sur le plan personnel.

    Un film sur lequel je pourrais m’étendre pendant des heures tellement il amène à la réflexion. Puis pas la peine de dire que c’est magnifiquement réalisé et que les acteurs et actrices sont excellents·es.

    Film - Le duel silencieux

     

    Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique