• Après la pluie est un film deTakashi Koizumi, sur un scénario d'Akira Kurosawa, avec Akiera Terao, Yoshiko Miyazaki et Shiro Mifune (et pas TOshiro ;) et Tatsuya Nakadai.

    Synopsis : Dans le Japon féodal, un groupe de voyageurs est bloque par la rivière en crue dans une petite auberge de campagne. Parmi eux se trouvent Ihei Misawa, un ronin, samouraï sans maitre qui excelle dans l'art du combat, et sa femme Tayo, qui ne vit que pour l'amour de son mari. Après la pluie, Ihei décide d'affronter les maitres d'armes des dojos de la région en échange d'argent et de nourriture. Pris sous la coupe du seigneur Shigeaki, il devient le maitre d'arme de son fief, mais les rivalités sont nombreuses.

     Mon avis :

    J’ai adoré ce film. La figure du samouraï y est totalement différente de tout ce que j’ai vu dans le cinéma japonais (OK je n’ai pas forcément vu grand-chose, mais bon !). Ici le samouraï, un ronin comme souvent, est un homme calme et sage, qui a quelques soucis quand il s’agit de servir les seigneurs. En effet, Ihei aime les choses simples et surtout, aider son prochain, même si c’est des paysans et pas des seigneurs. Il n’hésite pas a aller contre le code d’honneur des samouraïs en faisant des duels payés, mais celui lui permet d’acheter de la nourriture pour les « ploucs » de l’auberge où il réside avec sa femme. Épouse qui réprouve en douceur ce comportement.

    Bien que le seigneur local lui propose un poste de maître d’armes, ces écarts de comportement vont « le lui fermer ».

    Vraiment un beau film, en toute simplicité sur un homme qui veut rester humble et vivre simplement malgré ce qu’il pourrait avoir.

    Vraiment un beau film. À découvrir !


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  • Miss Hokusai est un film d'animation Keiichi Hara

    Synopsis : En 1814, HOKUSAI est un peintre reconnu de tout le Japon. Il réside avec sa fille O-Ei dans la ville d’EDO (l’actuelle TOKYO), enfermés la plupart du temps dans leur étrange atelier aux allures de taudis. Le "fou du dessin", comme il se plaisait lui-même à se nommer et sa fille réalisent à quatre mains des œuvres aujourd’hui célèbres dans le monde entier. O-Ei, jeune femme indépendante et éprise de liberté, contribue dans l’ombre de son père à cette incroyable saga artistique.

    Mon avis :

    Un film très agréable à regarder et qui présente la fille du Maitre, qui est restée dans l’ombre de son père. Hokusai père est un grand artiste il n’y a pas a dire, mais il vit aussi dans la superstition. Il vit loin de sa femme et sa deuxième fille aveugle de naissance, dont « il a peur ». Dans cette affaire, O-Ei cherche sa place, disciple, fille de, sœur, femme, artiste. Dur de se placer dans une société patriarcale, avec un père si « encombrant » et excentrique, mais qui la guide à sa façon.

    La magie et la superstition ponctuent se film lui donnait un aspect fantastique vraiment agréable.

     O-Ei reste un personnage mystérieux, qui a veillé sur son père jusqu’à sa mort.

    Un film à découvrir !


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  • Jellyfish est un flm de Kiyoshi Kurosawa avec Jô Odagiri, Tadnobu Asana, Tatsuya Fuji ....

    Synopsis : Mamoru, un jeune homme mystérieux, vit avec une méduse mortellement dangereuse mais d'une luminosité obsédante. Ces deux solitaires attirants piquent quiconque s'approche de trop près. Fasciné par son collègue Mamoru, Yuji, un adolescent sans repères, se laisse influencer par ce dernier.
    Lorsque Mamoru est arrêté pour le meurtre de son patron, Yuji accepte de s'occuper de la méduse. Il sympathise avec le père de Mamoru qui l'aide à s'ouvrir à la vie.

     Mon avis :

    Ha les méduses fascinantes créatures !

    Je le dis tout de suite si vous vous posé la question : Non il n’a rien à voir avec Akira Kurosawa. Hormis le patronyme et le fait d’aimer les ploucs, le petit peuple et les loosers, je pense qu’ils n’ont rien en commun. (D’ailleurs personne n’a rien de commun avec Akira Kurosawa sur le plan cinématographique !).

    On est dans les bas fonds du Japon. Exit les beaux paysages idylliques de cartes postales. Non là on est dans le Japon pauvre, qui vit dans des 9 m² et de petits jobs sous-payés. Les deux personnages principaux n’ont qu’un but : adapté la méduse à l’eau douce pour la relâcher dans les égouts. Yuji suit sans grande conviction son ami Mamoru jusqu’à ce que tout dérape : Mamoru assassine le patron et la méduse tombe de son bocal dans l’égout.

    J’avoue avoir un peu de mal à saisir le fond du film, j’y réfléchis encore à vrai dire… S’adapter à un nouvel environnement ? Trouver sa voie ?   Peut-être un peu de tout… Mais  les méduses c’est cool !

     

     


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  • Les 47 ronins est un film de Kenji Mizoguchi avec Chojuro Kawarazaki, Kamemon Nakamura, Yoshisaburo Arashi ....

    Synopsis : Après l'injuste condamnation à se faire hara-kiri infligée à un jeune samouraï, quarante-sept de ses compagnons le vengent en se faisant à leur tour hara-kiri sur sa tombe.

     

    Mon avis :

    Ami·es fan de film de sabre et de combats épiques… passez votre chemin ! Car dans cette version des 47 samouraïs par Mizoguchi ne contient aucune scène de combat. C’est une version très intellectuelle et psychologique sur la vengeance et l’obéissance à son seigneur. Un film très calme et se basant plus sur le ressentit de certains personnages que sur l’action. Les bonus présents sur le DVD que j’ai emprunté à la médiathèque ont été très instructifs aussi pour comprendre les circonstances de sa réalisation et ses subtilités.


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  • Kubo et l'armure magique est un filme d'animation de Travis Knight

    Synopsis :

    Kubo est un être aussi intelligent que généreux, qui gagne chichement sa vie en sa qualité de conteur, dans un village de bord de mer. Cette petite vie tranquille, ainsi que celle de ses compagnons Hosato, Hashi et Kamekichi va être bouleversée quand par erreur il invoque un démon du passé. Surgissant des nues cet esprit malfaisant va abattre son courroux sur le village afin d’appliquer une vindicte ancestrale.

    Dans sa fuite, Kubo fait équipe avec Monkey et Beetle, pour se lancer dans une épopée palpitante afin de sauver sa famille et percer le secret de la chute de son père, le plus grand samouraï que le monde ait jamais connu. À l’aide de son Shamisen- un instrument musical magique-il va affronter toutes sortes de dieux et de monstres, notamment le terrible Moon King assoiffé de vengeance ainsi que les affreuses sœurs jumelles afin de dénouer le mystère de son héritage, réunir sa famille et accomplir sa destinée héroïque.

    Mon avis :

    Un film d’animation vraiment super ! En animation stop motion vraiment très bien faite ! (Ray Harryhausen a encore des fans !!). L’histoire est vraiment bien menée même s’il y a un ou deux « retournements » un peu étranges. Un vrai univers fantastique avec un beau parcours du héros. J’ai aussi apprécié l’effort fait à y mettre des personnages féminins. Un film plein d’actions et d’humour.

    Je ne peux que conseiller de le voir !


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  • Mamma Mia ! Here we go again est un film de Ol Parker avec Amanda Seyfried, Lily James, Pierce Brosnan, Colin Firth etc (et je j’omets volontairement Meryl Streep et Cher, je vous dirai pourquoi dans la chronique).

    Synopsis : Sur l’île paradisiaque de Kalokairi, Sophie, qui rencontre divers soucis dans l’ouverture de son hôtel, va trouver du réconfort auprès des amies de sa mère Donna qui vont lui conseiller de prendre exemple sur le parcours de cette dernière.

    Mon avis :

    J’ai été déçu. Le premier film était ce qu’on appelle un « feel good movie », tu le regardes et tu as la pêche. Là, c’est déprimant. Et pour cause, le postulat de base est que Dona est morte (oui oui exit Meryl Streep sauf pour 5 minutes à la fin juste pour faire un peu guest). Et touuuuuuuuuut au long du film on nous le rappelle puisque les personnages se mettent à pleurer sur son absence tout au long du long-métrage. Donc non non et non. De plus au début du film, Sophie s’engueule avec Skye qui est à 6000 bornes, 2 des pères ne viendront pas à l’inauguration de l’hôtel et une tempête ravage la fête… ô joie !

    Bon si les choses s’arrangent au fur et à mesure, le tout ponctué des chansons souvent repompté du premier film d’ABBA. Mais voilà, le film présente des incohérences avec le 1er, tout d’abord l’ordre de rencontre des pères (et en plus avec Harry, ça frôle la relation « de pitié pas très consentie  plus qu’une belle romance à Paris), et la “mise à la porte” de Dona par sa mère. Là ce n’est pas le cas, juste “la mère” jouée par Cher ne s’occupe pas de sa fille, mais rien ne laisse penser qu’elle l’a foutu à la rue une fois enceinte. Et la “tante Sophia” de Bill qui donne sa fortune à Dona ? Bin y’a une bien une Sophia qui aide Dona, mais ça ne saute pas aux yeux que c’est la tante et encore moins qu’elle à de l’argent…. On note aussi l’absence des deux meilleures amies de Sophie, remplacé par ces deux “tantes”, les meilleures amies de Dona.

    Et parlons de Cher, dans le rôle de la grand-mère… qui apparait dans un 4e acte inutile. Ça fait vraiment “on va ressusciter Cher”. Alors oui quand elle chante c’est cool, mais ça n’apporte RIEN.

    Bon, on rigole quand même dans ce film, tout n’est pas noir et y’a une belle happy end. Les actrices et acteurs s’en sortent tout plutôt bien pas grand-chose à redire sur leurs performances.. Mais cela ne suffit pas à rentre le film gai.

    Contentons-nous du premier film, bien plus joyeux et marrant !


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  • Mary Shelley est un film de Haifaa Al Mansour avec Elle Fanning, Douglas Booth, Bel Powley, Tom Sturridge ....

    Synopsis : En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin entame une relation passionnée et scandaleuse avec le poète Percy Shelley et s’enfuit avec lui. Elle a 16 ans. Condamné par les bienpensants, leur amour tumultueux se nourrit de leurs idées progressistes. En 1816, le couple est invité à passer l’été à Genève, au bord du lac Léman, dans la demeure de Lord Byron. Lors d’une nuit d’orage, à la faveur d’un pari, Mary a l’idée du personnage de Frankenstein. Dans une société qui ne laissait aucune place aux femmes de lettres, Mary Shelley, 18 ans à peine, allait révolutionner la littérature et marquer la culture populaire à tout jamais.

    Mon avis :

    J’ai toujours dit que la vie de Mary Shelley ferait un très bon film tellement elle a eu une vie hors norme et bien remplie. Ayant lu une biographie et ayant moi-même écrit sur Mary (mère et fille), j’avais un peu d’appréhension. Haifaa Al Mansour nous livre là une très belle biographie sur le début de la vie de Mary Wollstonecraft Godwin.  

    J’ai vraiment beaucoup aimé le film même s’il n’est pas toujours fidèle à la réalité. La réalisatrice saoudienne (ça mérite d’être souligné !) a choisi les événements marquants qui permettent de comprendre le cheminement de Mary pour en arriver à son chef d’œuvre. Un film très féminin puisque le film repose tout autant sur la relation Mary-Claire que Mary-Percy. J’avais aussi peur de tombé dans de la romance nunuche au vu de la relation tumultueuse de Percy Shelley et Mary, mais non, la réalisatrice évite cet écueil en était très lucide sur leur relation (même si elle minimise peut être un peu le côté « salaud » de Percy, n’oublions pas qu’en vrai il a presque toujours entretenu une relation avec Harriet, sa femme, et qu’il la quitte pour Mary alors qu’elle est enceinte de leur 2e enfant). Byron est un connard, le film le rend même si le texte de fin ne précise pas qu’il a laissé mourir sa fille Allégera (oui je dis laisser mourir, car il l’a collé dans un couvent et ne l’a plus jamais revue jusqu’à ce que la petite meure. Ada Lovelace aura plus de chance en étant la fille officielle de Lord).  

    L’interprétation de Elle Fanning manque parfois de spontanéité et son aspect toujours très lisse empêche de donner de la profondeur (elle est toujours très pâle, pas une ride d’émotions, etc. …), un petit peu dommage.

    J’aurai tellement de choses à dire sur ce film et sur Mary ! Mais je vais juste dire qu’il est très bien fait, que j’ai beaucoup aimé et vous invite à aller le voir !

     

     


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