• Belle est un film de Amma Asante, sorti en 2013 et qui est tiré de faits réels.

    Synopsis : En Angleterre, au XVIIIe siècle, Dido Elizabeth Belle, une métisse, fille illégitime d’un amiral de la Marine royale, est élevée par son grand-oncle aristocrate, lord Mansfield, et son épouse. Dido bénéficie de certains privilèges, mais la couleur de sa peau lui interdit de participer aux activités habituelles d’une jeune fille de son rang. Elle s’éprend bientôt d’un jeune avocat qui rêve de changer le monde. Tous deux vont amener lord Mansfield, le Président de la Haute Cour d’Angleterre, à mettre fin à l’esclavage dans son pays…

    Belle d'Amma Asante

     

    Mon avis : un superbe film. Très peu de films historiques traitent de la question de l’esclavage à cette époque, surtout en Angleterre. Il faut dire que les films d’époques anglais sont plus réputés pour leurs histoires d’aristocratie et de dames éplorées. Et bien là, on arrive à avoir les DEUX et de très belle manière.

    Donc dans ce film, nous suivons Dido, jeune mulâtresse que son père reconnait comme son enfant légitime et qui la place sous la protection de son oncle, qui l’élèvera comme le doit son rang. On se retrouve donc avec une jeune « noire » à qui on rappelle constatèrent qu’elle n’a pas totalement sa place dans la société du simple fait de la couleur de sa peau. Et on baigne dans un racisme de convenance. Lorsque son père meurt et qu’elle hérite, il est décidé qu’au vu de sa couleur de peau, son seul destin sera de devenir vieille fille, car personne dans la « bonne société anglaise » ne « déshonorera » sa famille en épousant « une fille comme elle ». Mais évidemment, dans une société où les titres et l’argent sont tous, son destin ne va pas être si simple.

    J’ai beaucoup aimé la façon dont est traité le sujet, jamais on ne tombe dans une culpabilisation des Anglais qui font de la traite négrière, mais on est plus dans le procès de société ou les dérives de l’argent entrainent les pires ignominies. Et tout au long du film, la vraie question en suspens est : quelle est la valeur d’une vie humaine ? Pour les esclaves bien sur, mais aussi pour les femmes. Car le sujet aborde aussi ce sujet, notamment entre le contraste entre Dido et sa cousine. Car finalement, à cette époque, une femme ne se marie que par rapport à la dote qu’elle apporte ou son titre… Bien évidemment, les deux sujets ne sont pas comparables outre mesure ! On ne peut pas comparer la traite négrière instaurée à une échelle « industrielle » et traitée comme des marchandises (un grand débat dans ce film) et la condition des femmes. Mais cela partage l’idée commune que la valeur d’une personne passe par l’argent qu’elle rapporte à un autre. Mais j’ai trouvé le tout bien traité, et bien remis en contexte.

    Cela rappel aussi que, bien que rares, les « noir.es » n’étaient pas absents de la société anglaise surtout à cette époque où les luttes pour l’abolition de l’esclavage se développent.

    Au final, on a une très belle réalisation, féministe, sur le racisme et qui raconte une belle Histoire (vrai et d’amour).


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  • Ha Howard le Canard !

    Si on s’y connait un peu en cinéma, on connait ce film comme était une référence du (ca) narnar(d) des années 80. Cela faisait longtemps que je me disais que je devrais le voir, et l’apparition d’Howard dans la scène bonus des Gardiens de la Galaxie m’a enfin décidée.

     Produit par notre le Grand Maitre George Lucas (oui et je vous emmerde), le film a fait un bide retentissant…. Et ça se comprend. Honnêtement, ce film est en condensé de clichés sur les années 80 ! Lorsqu’on le regarde aujourd’hui, on y prend un certain plaisir avec une petite dose de nostalgie, mais à l’époque, ça ne devait pas être aussi marrant.

    Globalement ça raconte quoi ? Howard, un canard de la planète heu… Canard ? Se fait projeter sur notre bonne vieille terre via ce qu’on appellera un Bifrost, et il va se retrouver à combattre une invasion extra-terrestre. Oui oui, tout un programme…

    Personnellement j’ai bien aimé le film, car je me suis bien marré. Mais on comprend pourquoi il n’a pas marché, les ficelles sont grosses, c’est kitch et franchement on ne comprend pas le public visé. Au début, je me disais que c’était parfait pour les gamins, une espèce de film comme les tortues ninja, mais avec un canard… mais il y a bien trop de remarque et allusions sexuelles pas voilées pour les enfants. Et l’histoire est tellement basique qu’elle ne peut pas contenter les adultes ou les ados… Je ne ferai pas plus d’ample commentaire sur le sexisme ambiant du film amené par l’inaction de Beverly plus que par les blagues graveleuses d’Howard et d’autres…

    Les personnages sont d’un stéréotypés à mourir, le groupe de rock féminin entretenu par un manager pourri et véreux, les scientifiques complètement déjanté et geek au mauvais sens du mot, le canard pervers (oui, car parfois Howard est carrément vicieux et fait son gros crooner), des extra-terrestres dégueulasses qui veulent envahir la terre, les punks débiles….

    Cependant on rigole bien, déjà parce que tout est tellement gros qu’on se demande comment ils ont pu faire ça, et ensuite sur tous les jeux de mots sur les noms d’oiseaux.

    Bon point pour la musique entre la belle musique de John Barry et le groupe de rock de l'héroine, c'est cool.

     

    Si vous aimez les films qui sentent bon les années 80 et le nanar, Howard est fait pour vous.

     


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  • L’attaque des titans est un manga de Hajime  Isayama, mais ici je vais vous parler de l’anime. N’ayant pas lu le manga, je ne pourrais pas comparer l’anime et sa version papier.

     

    L’histoire raconte comment Eren, un jeune homme, va s’engager pour tuer les titans, monstres mystérieusement apparus il y a des décennies et qui ont grand-soif de sang humain. Mais cette « simple » bataille pour la survie recèle bien des secrets…

     

    Bon OK, dit comme ça, ça ne casse pas trois pattes à un connard, mais franchement, ce manga déchire.

    J’ai adoré !

     

    Tout d’abord le dessin : sans être révolutionnaire dans le monde du manga, il reste cependant très bien fait. Les titans sont superbes : entre les déshumanisés, ceux qui ont un visage bien trop humain, les titans spéciaux comme le grand écorché que l’on voit dès le début… non franchement ça pète.

    Les personnages sont très divers et variés, mais je ne vais m’appesantir que sur le trio principal, qui n’est pas vraiment les personnages les plus intéressants. Et il y a pas mal de personnages féminins, ce qui est agréable.

    Eren devient vite « agaçant », car on peut le résumé à : « je vais tuer du titan »… bref, rien de super intéressant, heureusement que son personnage prend un tournant dans l’importance de la série dans l’épisode « charnière ».  

    Mikasa, la seule fille du trio, est un personnage féminin comme je les aime bien. Elle est froide et super forte, elle assure grave, même si son personnage reste peu intéressant, car sa principale mission est de protéger Eren.

    Armin, est à non sens, le plus intéressant des 3. Loin d’être un héros courageux, il s’engage quand même avec ses amis dans les forces de défense. Et on va dire qu’il est loin de réellement y briller. Ce n’est pas un tueur de titans. La force de ce personnage repose sur son intelligence et son leadership qui se révèle au fur et à mesure. C’est la tête pensante.

    Beaucoup d’autres personnages sont très complexes et tout le monde pourra trouver son chouchou. Je ne vous dirai pas les miens, car comme mes préférés meurent toujours, je n’ai pas envie de vous spoiler.

    Ce qui fait la force de ce manga pour moi c’est son dynamisme de combat, sa réalité des sentiments, et ses titans.

    Le mode de combat « tridimensionnel » à l’aide de câble et de propulseur à gaz rend l’action rapide et permet de faire voltiger nos personnages. Et ce qui est très pratique pour tuer les titans qui font plusieurs mètres de haut et dont le point faible est derrière la nuque. Il y a ceux qui maitrise, ceux qui maitrise moins, les câbles qui pètent, les bombonnes de gaz qui se vident… bref il leur arrive souvent des poisses. Car oui, ils ne sont pas tous des super soldats qui affrontent l’ennemi sans peur et sans reproche.

    Beaucoup ont peur, se pissent dessus quand il faut aller affronter ces monstres. Et il y a des morts, beaucoup… Et les personnages, masculins aussi, pleurent. Il n’y a rien d’agréable à voir sa famille, ses potes, sa copine/son copain se faire bouffer somme une chips par les titans et on ne se retrouva pas face à des personnages de gros durs. On reste en présence de soldats très humains, qui sont au fur et à mesure meurtris par les épreuves. Et quand on voit les « vieux » soldats, la plus par du temps, ils sont presque hermétiques et « robotisés », car totalement subjugués par l’horreur qui les suit au fur et à mesure des différents attaques et carnages auxquels ils ont du assisté. Et globalement, la peur est un sentiment extrêmement présent dans le manga. En même temps, qui n’auraient pas peur d’aller affronter des créatures de 10 mètres de haut avec un seul point faible et qui bouffent à tout va les humains dans des bains de sang ?

    Et là on en arrive aux titans… Putain sans déconner, les petites natures, ne regarder pas cet anime ! Car il touche un point hyper sensible : on se sent « proie ». Le manga joue sur cette peur ancestrale d’être bouffé comme un simple légume. Et les scènes des personnages se font bouffer, hurlant qu’ils ne veulent pas mourir ou qu’on leur vient en aide ne manque pas. Et les titans sont en eux même effrayants, car ils ont une apparence humaine, mais déshumanisée. Certains ressemblent beaucoup à des humains, d’autres sont difformes, certains ont le sourire du joker, mais reste inexpressif, d’autres se déplacent de façon saccader et bizarre… En quelque sorte, c’est le mythe de l’ogre revisité. Et ça marche très bien.

     

    Après vous me direz : « non, mais attends, on va passer 25 épisodes à voir des gens se faire bouffer juste pour tuer du titan et protéger les gens… ça fait un peu léger quand même… ». Hé hé hé, non. L’épisode charnière apporte sa révélation qui force à vouloir en savoir plus. Personnellement que j’ai vu la chose, je me suis dit : « non putain ce n’est pas vrai ! Ho la vache ! » Et l’arrivé du bataillon d’exploration avec Erwin et Rivaille, apporte sont lot de questions. Mais c’est surtout le personnage de Pixit, un général si je me souviens bien, qui apporte un tournant plus complexe. Il explique « une vieille légende » qui dit que pour unir l’humanité, il faut un ennemi commun. Et là, on comprend qu’il se cache des choses bien plus complexes et politiques dans l’affaire. Et la suite des événements nous laisse penser que des luttes de pouvoir sont à l’œuvre dans l’ombre… Donc on passe du simple héros qui veut zigouiller du monstre à des luttes de pouvoir bien caché. Sans que cette première série de 25 épisodes n’en apporte les réponses.

    Bon, là je vais faire ma chieuse, mais quand Pixit parle de la légende, il parle de l’humanité. Drôle de vision de l’humanité quand tous les personnages sont blancs et plutôt typés européens… Quid de toutes les populations humaines « non blanches » qui doivent être bien plus nombreuses que les blancs ? Alors oui, vous allez me dire « oui, mais regarde l’ambiance du manga, c’est plus dans l’ambiance moyen-âge européen ». Oui… MAIS on reste dans une œuvre de fiction, donc ce n’est pas un argument.

    J’adore la musique. Elle est dynamique, effrayante et douce parfois. Elle colle bien à l’ambiance.

     

    Je crois que j’ai un peu près tout dit ce que je pensais sur cette série et j’attends la suite avec impatience.

     

     


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  • Amélia est un biopic de Amélia Earhart, sorti en 2009 avec Hilary Swank, Richard Gere, Ewan McGregor et Christopher Eccleston. 

     

    Synopsis (Allociné) : L’Américaine Amelia Earhart fut une pionnière de l’aviation et une femme d’exception. Première femme à traverser l’Atlantique en avion, elle fut l’une des personnalités les plus célèbres et les plus admirées de son temps. Même une fois devenue une icône, Amelia ne renonça ni à son amour du danger ni à son esprit d’indépendance. Elle fut une source d’inspiration pour tous, y compris pour la Première Dame américaine, Eleanor Roosevelt, et pour les hommes de sa vie : son mari, George P. Putnam, magnat de l’édition qui géra sa carrière et orchestra sa gloire, et son ami et amant, le pilote Gene Vidal.
    Lors de l’été 1937, Amelia se lança dans son pari le plus fou : un vol en solitaire autour du monde, dont elle savait que l’issue, quelle qu’elle soit, la ferait entrer dans l’Histoire…

     


    Amelia
    Amelia Bande-annonce VF

     

    Mon avis

     

    Ce film n'a pas eu de succès et cela n'est pas vraiment étonnant même si ce n'est pas un mauvais film. Le film raconte donc comme Amélia devint la première femme à traverser l'Atlantique en solitaire.

     

    Le défaut du film pour moi vient du fait qu’on y présente plus comme une histoire d’amour que comme un film d’aventure. Même si le choix de cet angle à l’air justifié puisque le compagnon puis mari d’Amélia semble avoir beaucoup joué dans sa réussite notamment parce qu’il a l’air d’un bon businessman. Mais voilà, le film s’appelle Amélia. Et j’aurai aimé savoir comment cette fille de la campagne devint l’une des aviatrices les plus connues du monde. Je ne connais pas plus la dame en question, mais je trouve que dans le film il manque qu’elle que chose pour vraiment qu’on y croit. Bien qu’elle est l’air d’avoir un caractère assez fort, je trouve qu’on ne le ressent pas dans le film… Je la trouve assez passive et parfois presque cruche en fait… Alors que ce n’est pas le cas du tout si on tient compte de tout le film et de certaines scènes où elle n’hésite pas à s’imposer vis-à-vis des hommes qui l’entoure.

     

    De plus, je m’attendais à plus d’événements liés à l’aviation, mais le film tourne beaucoup autour de ses relations amoureuses. Relations qui sont forte intéressante et qui reflètent aussi le caractère fort que devait avoir cette femme.

     

    Bref, il manque quelque chose de fort dans ce film pour qu’on s’y attache vraiment. Même si la fin apporte un suspense qui tient assez bien en halène. Je trouve que le seul mérite est de faire découvrir cette femme, mais qui passe à côté du parcours exceptionnel de celle-ci.

     

     

     

     

     


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  • Synopsis : Dans les rues de Whitechapel, les enquêtes « post Jack l'Éventreur », de l’Inspecteur Reid, son sergent Drake et le médecin légiste américain Jackson. Une série sympa, mais avec des hauts et des bas.

    Ripper Street, saison 1

    Je dois dire qu’il m’a fallu deux fois pour débuter cette série. Pourquoi ? Parce que le 1er épisode est juste chiant. C’est assez surprenant vu le sujet, mais n’empêche que je l’ai trouvé ennuyeux. Pourtant, il y avait de quoi le rendre accrocheur, puisque la découverte d’un nouveau corps d'une prostituée égorgée relance la psychose Jack L'Éventreur. Mais la sauce met du temps à prendre.

    Une fois passée cette étape, j’ai trouvé les enquêtes plus intéressantes et plus dynamiques. Et puis je me suis vite attaché aux deux policiers : Reid et Drake. Ils sont plus subtils que le laisse penser le 1er épisode. Par contre, je n’aime pas du tout le personnage de Jackson, bien qu’il ait des capacités de déductions à la Sherlock en examinant les corps. Mais son coté trop cow-boy « je dérange la bonne société anglaise avec mes manières », le rends juste antipathique et stéréotypés. Tant qu’on est dans les personnages, on va parler du grand manque de cette série : les femmes. Alors oui il y a MADAME Reid, oui il y a Long Susan mère MACRELLE qui tient un joyeux bordel pour riches où travaille Rose, la PUTE au grand cœur (et heureuse d’être prostituée hein, bien sûr). Seule la directrice de l’orphelinat remonte le niveau, et encore, car elle va finir par être l’amante d’un personnage… Bref vous voyez les problèmes ? Femme de ou Pute, voilà ta place femme. Car disons le, elle ne participe en rien aux enquêtes, mais à l’histoire externe des personnages. C’est dommage, car disons le, la place de la femme dans la société victorienne est plus plus subtile que celle de la « Haute Bourgeoisie » qu’on nous présente à tout va : la bonne épouse, vertueuse nia nia nia VS la femme de caniveau qu’est la pute). Mais je ne m’étendrais pas sur le sujet ici.

    Les épisodes se regardent globalement avec plaisir, surtout si on aime l’ambiance victorienne, et Jack l'Éventreur dont le souvenir n’est jamais loin. J’ai aussi apprécié la présence de Francis Abberline dans certains épisodes.

    Une autre chose qui m’a plu et déplu, c’est le copié coller dans le générique et la musique des deux derniers films de Sherlock Holmes de Guy Richie. La série étant sortie un an après le 2e film, je soupçonne d’avoir repris ces codes pour mieux vendre la série. D’ailleurs dans ce 1er épisode qui ne m’a pas plus, Drake participe à un combat de boxe comme Sherlock, et la façon de filmer est assez proche.

     

    Donc globalement, cette série n’est pas vraiment originale, mais les enquêtes sont prenantes et les deux personnages principaux attachants. Je regarderai la saison 2, car malgré toutes mes mauvaises remarques, j’aime bien cette série. Elle reste sympathique, mais de marquera surement pas les esprits.


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