• Titre : la geste de la chasseresse

    Autrice : Macha Tanguy

    Éditions : Mots & Légendes

    Synopsis :Après un hiver rigoureux, Waudru est en chasse de gibier pour se nourrir et reprendre des forces. Jouant de malchance, sa besace pratiquement vide, la braconnière rentre chez elle pour découvrir que son village a subi une attaque. Bertille, la fille aînée de l’aubergiste, a été tuée et ses deux sœurs cadettes sont portées disparues. À contrecœur, Waudru part à la recherche des fillettes et de leur mystérieux prédateur...

    Nouvelle - La geste de la chasseresse

    Mon avis :

    Une nouvelle très agréable à lire.

    L’univers médiéval fantasy de la nouvelle, bien que classique, est bien traité et on se plonge vite dans l’univers de l’héroïne. Attachante et combattante, Waudru est une paria survivant en marge du village. Elle entretient cependant quelques relations avec la famille tenant l’auberge.

    J’ai aimé que malgré un texte court, l’autrice nous dévoile un peu du passé de Waudru pour aider à la comprendre, pas de détail, mais juste ce qu’il faut. Elle évite aussi l’écueil de la romance « inopportune » dans la nouvelle, puisque l’élément est apporté par intérêt dans l’univers.

    L’intrigue est bien menée et prend un peu un contre sens sur ce qu’on a l’habitude de lire la créature mythique de la nouvelle. Et surtout la fin laisse entendre que d’autres aventures attendent Waudru et Pépin. Et c’est avec plaisir que je les lirai si elles arrivent un jour.


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  • Titre : Shi, au commencement était la colère .... tome 1

    Auteurs : Zidrou et Homs

    Éditions : Dargaud

    Synopsis : Deux femmes contre un Empire

    BD - Shi

    Mon avis :

    Une BD vraiment sympa avec une double intrigue. La première prenant place de nos jours et une dans un Londres victorien. Je suis curieuse de voir la suite de cette aventure très féminine. Même si les personnages féminins sont minoritaires, elles sont les héroïnes de ce volume surpassent les personnages masculins. J’ai aussi apprécié la diversité : Jennifer, fille d’aristocrate indépendante et idéaliste, Kita japonaise tatouée exposée comme un animal humain, Pickels, la petite fille des rues et lakshmi Shankar, inspectrice au MI5, sans oublier le groupe « Shi ». Les trois premières se démènent dans un univers où la femme (riche ou pauvre) n’a d’autres places que celle d’épouse ou de pute. Mais le temps de la révolte approche. J’attends avec impatience la suite pour savoir comment le trio Jennifer/Kita/Pickels va s’émanciper et vivre la grande aventure et s’affranchir de tous ces porcs autour d’elles.

    Le dessin est superbe et j’aime l’utilisation des couleurs avec des pages dans certaines gammes de couleurs pour poser l’ambiance. Je peux peut-être juste regretter l’abondance de « plan nichons » pas très utile (à mon goût). Le cahier graphique à la fin est super sympa et présente plusieurs couvertures alternatives.

    Une chouette découverte.


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  • Titre : L'art de la Hammer

    Auteur : Marcus Hearn

    Éditions : Akiléos

    Synopsis : Le studio Hammer est presque aussi célèbre pour la façon de promouvoir ses films que pour les films eux-mêmes. La légendaire maison de production britannique appuyait chaque sortie d’affiches accrocheuses qui sont devenues de véritables classiques du genre.
    Ce livre est la toute première compilation de ces affiches iconiques, avec plus de 300 exemples extraits des archives de la Hammer et de collections privées du monde entier. Certaines sont très connues, la plupart sont extrêmement rares.

    Beau-Livre - L'art de la Hammer

    Mon avis :

    Un beau livre très sympa sur les affiches de la célèbre firme ! En bonne amatrice de films d’horreur, je connaissais la plupart des affiches présentées dans l’ouvrage. Mais comme je connaissais moins la partie comédie ou «  de guerre » produite par la Hammer, j’ai découvert pas mal de choses. On voit aussi le style évoluer tout doucement avec la ligne de la firme. En particulier avec les femmes, qui apparaissent de plus en plus dénudées au fur et à mesure des années.

    Rappelons quand même que selon la classification de l’époque, beaucoup des films de la Hammer étaient classés X … Oui oui, X, pour adultes seulement. C’est assez drôle puisque si on regarde les films de nos jours, c’est à peine si on voit un bout de nichons (enfin c’est moins vrai dans les derniers films des années 70 où la ligne était clairement à vocation « érotique »).  

    Un ouvrage pour les passionné·es de cinéma ou d’histoires des affiches de films.


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  • Titre : Innocent rouge, tome 3

    Auteur : Shin'ichi Sakamoto

    Éditions :Delcourt/tonkam

    Synopsis :Le roi est mort, vive le roi ! Au décès de Louis XV, Louis-Auguste et Marie-Antoinette accèdent au trône, portant les espérances du pays entier. La jeune reine voit s'ouvrir devant elle un espace de liberté dans lequel elle s'engouffre, sans s’inquiéter de ce que le sort peut bien lui réserver...

    Manga - Innocent rouge, tome 3

    Mon avis :

    Un tome un peu décevant. Je pense qu’il sert de charnière pour la suite des événements, car globalement, il se ne passe pas grand-chose, hormis l’introduction (sans jeu de mots) du Marquis de Sade et de Jeanne de Valois. Ces deux-là, et la « révélation » Van Fersen laissent penser que la suite sera hautement sexuelle. L’affront de Marie-Josèphe est également un peu plan-plan, venant d’elle, je m’attendais à bien plus osé que venir avec un pantin.

    Sinon au niveau du graphisme, il n’y a rien à redire, c’est toujours aussi beau et glauque ! J’espère que la suite ne se contentera pas d’être belle, mais que le scénario suivra.


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  • Titre : L'oeil du serpent, contes folkloriques japonais

    Auteur : collectif

    Éditions : folio

    Synopsis : Il était une fois un serpent qui prit l’apparence d’une belle femme pour s’unir secrètement à un homme… Il était une fois une femme qui enfanta un serpent… Il était une fois une ravissante jeune fille qui s’éprit d’un serpent jusqu’à se métamorphoser en reptile…

    Merveilleux et étranges, ces contes nous entraînent au cœur de la mythologie japonaise peuplée de créatures fantastiques et de paysans naïfs.

    Livre - L'oeil du serpent, contes folkloriques japonais

    Mon avis :

    Un petit livre de conte bien sympathique, mais parfois un peu redondant, surtout la partie sur les hommes serpents. On ne peut aussi que noter la grande ressemblance entre les histoires de femmes serpent et Mélusine dans nos contrées, le tout avec une connotation aquatique importante pour le serpent. Il est aussi étonnant de voir qu’à chaque fois il s’agit de belles jeunes femmes (pour les femmes serpents) ou de beaux jeunes hommes (pour les hommes serpents), et de voir que les parents n’opposent en général aucune résistance à donner leurs filles/fils à des serpents.  

    Une petite lecture agréable qui se glisse facilement dans notre sac.

     


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  • Titre : Drood

    Auteur : Dan Simmons

    Éditions : Pocket

    Synopsis : 9 juin 1865. Charles Dickens, alors au faîte de sa gloire, regagne secrètement Londres en train, accompagné de sa maîtresse. Soudain, à Staplehurst, sur un pont, l'express déraille. Seul le wagon où a pris place "l'écrivain le plus célèbre du monde" échappe par miracle à la catastrophe. Au fond du gouffre, alors que Dickens tente de porter secours aux survivants, sa route croise celle d'un personnage à l'allure spectrale qui va désormais l'obséder : Drood.
    De retour à Londres, Dickens confie le secret de son étrange rencontre à Wilkie Collins, écrivain lui aussi. Quels liens unissent désormais l'inquiétant Drood et l'Inimitable, comme le surnomme avec admiration et ironie Collins ? C'est ce que ce dernier cherche à découvrir en se lançant à la poursuite de Dickens. Mais peut-on raisonnablement accorder crédit au récit de Collins, opiomane en proie à la paranoïa et aux hallucinations ?

    Roman - Drood

     

    Mon avis :

    Un bon gros roman de 1200 pages qui se lit très facilement. Quand on s’attaque à ce genre de pavé, on se demande vite : et si je trouve ça chiant ou que je m’ennuie… Et là, pas du tout ! Bien qu’écrit du point de vue du narrateur Wilkie Collins, s’adressant à « nous, lecteur du futur », on ne s’ennuie pas une seconde. Cela m’a d’ailleurs étonnée que tout semble si fluide et qu’au bout de 600 pages on se dise « ha j’en ai déjà lu la moitié ! » alors que le récit semble avoir commencé 2 pages avant !

    Si on comprend vite que la réalité va se mêler aux hallucinations du laudanum et/ou à l’opium sans parler du mesmérisme qui plane. J’avoue être resté un peu sur ma faim quand même puisque je trouve que le suspense de la fin tombe un peu à plat et les révélations n’ont pas vraiment l’impact que j’aurai espéré. Mais ça fait peut être partie de l’intrigue que de laisser dans le doute.

    Le livre est très bien renseigné (et la liste des notes et des références ne fait que le confirmer). On plonge dans l’univers londonien de Dickens et Collins avec plaisir. Le personnage de Collins évolue tout au long du récit et sa langue se délie aussi au fur et à mesure. Renforçant le doute sur toute l’histoire.

    Un résumé un bon livre qui occupe pendant de belles longues heures.


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  • Titre : Reine d’Égypte, tome 2

    Autrice : Chie Inudoh

    Édition : Ki-oon

    Synopsis : Parti en campagne à la frontière du royaume de Koush, Thoutmosis Ier reçoit une blessure fatale ! Ivre de vengeance, son fils fait exécuter les prisonniers ennemis de la manière la plus sanglante qui soit et néglige ses devoirs de pharaon... Hatchepsout, qui tente de prendre en main les affaires de l'empire, se rend plus que jamais compte de sa impuissance.

    Mais sa rencontre avec Senmout, le nouveau scribe, va tout changer : devenu son allié, l'homme lui jure de la servir avec loyauté. A ses côtés, la jeune reine part inspecter le chantier de Karnak, sans savoir qu'à la cour des intrigues se tissent...

    Manga - Reine d'Egypte, tome 2

     

    Mon avis :

    Dans ce tome, la Reine Chepsout découvre une chose précieuse à son royaume : son peuple. Elle découvre aussi l’hypocrisie des hauts dignitaires.  Pire, elle découvre que le harem est devenu la cour de jeu de la favorite de pharaon et qui n’hésite pas à y semer la terreur et la mort. Pendant que Pharaon fait la guerre au sud, elle en profite pour habilement négocier la pérennité de la paix avec les royaumes voisins grâce au commerce. Accusé d’adultère et de porter l’enfant d’un autre, elle doit faire face aux humiliations et ragot. Dans ce contexte, elle perd son principal allié : Senmout.

    Loin de renoncer à ces rêves de devenir Pharaon, la naïveté de Chepsout et sa gentillesse lui jouent des tours, mais elle apprend vite et commence à se forger une poigne. Les pions commencent à se déplacer dans l’ombre et la lumière. Je regrette toujours le manque des nuances de ces ennemies et la perfection de Senmout. Il est trop parfait ce personnage. Même en quittant le palais, il y place son demi-frère, jeune et gentil scribe, lui permettant aussi une ascension sociale.

    Vivement la suite de cette série riche et très agréable malgré ces quelques défauts.

     


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