• Titre : Ahsoka

    Autrice : E.K Johnston

    Éditions : Pocket

    Synopsis :Ahsoka Tano a quitté l'Ordre Jedi. Déçue du Conseil qui l'a abandonnée, l'ancienne Padawan d'Anakin Skywalker est partie avec l'intention de tracer sa propre voie...

    L'Empereur a pris le contrôle de la galaxie, et les Jedi ont été décimés par l'Ordre 66. Fuyant la Purge, Ahsoka a trouvé refuge sur une planète peuplée de fermiers, s'est liée d'amitié avec les locaux et a commencé à mener une vie simple. Mais Ahsoka est soudainement rattrapée par son passé, et l'ombre néfaste de l'Empire. Lorsque les stormtroopers envahissent la planète, elle se retrouve face à un dilemme : intervenir, au risque de dévoiler son identité, ou laisser ses amis subir le joug impérial. Ses décisions auront des effets dévastateurs pour ceux qui l'entourent... et finiront par la mener jusqu'au nouvel espoir de la galaxie.

    Roman - Ahsoka

    Mon avis :

     

    Un roman que j’ai beaucoup aimé. On retrouve Ahsoka, fuyant la Purge (après la saison 7 de Clone Wars), essayant de retrouver une vie « plus calme » loin de la guerre et de ces menaces. Reconvertie en mécanicienne pour une famille vivant du marché noir, elle se retrouve à fuir quand l’Empire arrive. Cherchant une planète encore plus isolée loin des attentions de l’Empire, elle débarque sur une minuscule lune agricole. Mais rien ne peut arrêter la propagation de l’Empire et de ces besoins…

     

    Essayant « d’oublier » son passé de Jedi et d’avoir une vie « rangée ». L’intérêt de ce livre est le parcours psychologique de la jeune togruta. Déçue par les Jedi, traquée par l’Empire, abandonnée par ses amies et maîtres, elle cherche une place dans la galaxie loin de la guerre et de la violence. Elle cherche à renoncer à son ancienne vie, de lutte et de défense des autres… Malheureusement, il est difficile de renoncer à aider les autres. Fuir, mais abandonner les autres à leur sort, ou se battre, mais mettre les autres en danger. Voilà tout le dilemme… surtout quand elle se rend compte « qu’une ombre » la pourchasse et que des enfants sensibles à la Force émergent dans la galaxie… Constamment tiraillée sur ce qu’elle doit faire ou ne pas faire, elle comprend grâce à Bail Organa qu’elle ne peut pas lutter seule contre ce tentaculaire monstre qu’est l’Empire. De ce voyage naitra Fulcrum.

     

    En plus de suivre Ahsoka, nous avons quelques apartés sur Bail Organa et sa résistance, ainsi que sûr Obi-Wan sur Tatooine, qui effectue lui aussi son voyage spirituel.

     

    J’ai beaucoup aimé la galerie de personnages de ce roman, de la Famille Fardi aux sœurs Larte. (Kaeden rappelle à Ahsoka que les sentiments sont aussi une force quand on les écoute correctement, mais ça manque de concrétisation tout ça !!). On sent aussi la gêne de Bail envers Ahsoka : est-elle au courant qu’Anakin était marié à Padmé et qu’il élève leur fille sur Alderaan ?

     

    Un roman donc basé sur la recherche de soi même et de sa place parmi (ou pas) les autres.

     

    J’espère que des romans « Fulcrum » viendront compéter les « trous » dans le parcours d’Ahsoka.

     

     

     

     

     


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  • Titre :Leçons de cinéma : Masterclass des plus grands réalisateurs

    Auteur : Laurent Tirard

    Éditions : Nouveau Monde

    Synopsis : Tous les cinéphiles et les étudiants en cinéma rêvent de pouvoir dialoguer avec les plus grands réalisateurs. Trente-neuf cinéastes de toutes nationalités racontent ici leurs méthodes de travail pour le choix du sujet, l'écriture du scénario, le découpage, la direction des acteurs, Les répétitions, l'improvisation, l'organisation du tournage... Répondant aux mêmes questions et se prêtant à l'exercice de La "leçon de cinéma", ils décrivent à l'aide d'exemples concrets le processus de création au quotidien et nous permettent de comprendre en quoi des visions artistiques très différentes appellent des mises en œuvre tout aussi diverses. Au contraire de bien des ouvrages spécialisés, ce livre ne donne donc pas de recettes toutes faites et prétendument universelles, mais révèle nombre de secrets de fabrication des plus grands réalisateurs, laissant entrevoir qu'en matière de création il n'y a pas de règles ou que tout au plus elles existent pour être transgressées.

    Livre - Leçons de cinéma : Masterclass des plus grands réalisateurs

     

    Mon avis :

     

    Un livre qui regroupe des interviews de réalisateurs.

     

    Chaque réalisateur répond à des questions (pas présentées mais qu’on devine) sur leur approche de la réalisation, de la direction d’acteurs, sur l’écriture etc …

     

    C’est intéressant et on voit beaucoup d’éléments revenir d’un réalisateur à l’autre quel que soit sa nationalité Cela peut nous aider à appréhender l’œuvre du réalisateur mais également l’ensemble du cinéma.

     

    J’aurai deux regrets dans cet ensemble : sur une quarantaine de réalisateurs … bin une réalisatrice. Alors oui, ces entretiens datent souvent des années 90 ou 2000 de ce qu’on comprend, mais quand même…. Et deuxième point encore plus gênant, la présence de deux pédo-criminiels. Mais bon, on va encore me dire qu’il faut séparer l’artiste de l’homme.

     

    Après, on peut tout à fait éviter de lire ces deux individus.

     

    Le livre n’en reste pas moins intéressant, mais ça tourne un peu en rond puisque les réponses se ressemblent.

     

     

     


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  • Titre : Ama, le souffle des femmes

    Autrices : Cécile Becq et Franck Manguin

    Éditions : Sarbacane

    Synopsis :Les filles du bord de mer…
    Japon, fin des années 1960. Nagisa, jeune citadine tokyoïte aux manières policées et pudiques, débarque avec son paquetage sur Hegura, petite île de pêcheurs reculée. Là, elle est adoptée par Isoé, la cheffe de la communauté des « Ama » qui gouverne l’île. Les Ama, ces « femmes de la mer » brutes, fortes et sauvages qui plongent en apnée, nues, pour pêcher des coquillages…
    Choc intime et culturel, ce mode de vie rural et indépendant est progressivement investi par la timide Nagisa, qui fuit son passé.

    BD - Ama, le souffle des femmes

     

    Mon avis :

    Vraiment une super BD. J’ai adoré ! Je connaissais déjà les amas, ces pêcheuses en apnées d’ormeaux puisque j’avais vu un reportage sur le sujet.  Une tradition totalement féminine. Malgré son dessin et coloration épurée, cette BD traite beaucoup de sujet ! Un vrai foisonnement !

     

    Tout d’abord, c’est une présentation de cette tradition, en voie de disparition. Par cette tradition, on voit aussi son évolution (ou le rejet de la modernité VS la tradition) avec l’apparition des combinaisons de plongées. Les amas plongent nues traditionnellement.

     

    Ensuite, c’est une histoire de femmes, aux caractères bien trempés (sans jeu de mot) qui ne se laissent pas faire. Elles sont les piliers des revenus du foyer et sont très libres. Loin de l’image de la fille sage japonaise qu’on a l’habitude de nous présenter. Où comme se présente Nagisa au début de la BD.

     

    C’est aussi une histoire d’émancipation. Nagisa s’émancipe tout doucement de sa condition de fille « de tokyo » et plus encore (mais je ne vais pas tout vous relever !). La place de la femme, le destin de « mère » qui est sensé l’attendre…, cette BD aborde tout ça à la fois.

     

    C’est aussi une histoire de famille, entre sœurs, tante et nièce …. Sur les non-dits et les décisions incomprises, le temps qui passe.

     

    Et bien sûr le rôle des hommes dans ces destins de femmes, souvent plus négatifs que positifs quand ils s’imposent à elles.

     

    Bref, une pépite d’une grande richesse.

     

    J’ai aussi beaucoup aimé le choix de la coloration avec uniquement du noir, du blanc et du bleu.  Cela donne une vrai profondeur et ambiance à cette BD.

     

    Un vrai coup de cœur !

     

     

    BD - Ama, le souffle des femmes

     

     

     


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  • Titre : Je t'aide, moi non plus. Solidarités et alliances dans le monde animal

    Auteur : Gilles Macagno

    Éditions : Delachaux et Niestlé

    Synopsis : La lutte pour la vie, est-ce vraiment ce qui fait tourner le monde ?
    Bien au contraire : le professeur Noyau, accompagné par Darwin et Kropotkine, va nous montrer que ce sont bien les alliances et les solidarités qui cimentent l'ensemble du vivant.
    Les gnous ou les sardines, lorsqu'ils sont en groupe, se moquent des prédateurs. Prédateurs qui, on le sait, sont beaucoup plus efficaces à trois que tout seul. Le bernard-l'hermite compte sur son anémone pour avoir la paix et l'anémone profite gaiement de son hôte pour voir du pays et manger gratis.
    Savez-vous que nos belles forêts de chênes n'existeraient pas sans le lien intime qu'elles entretiennent avec les champignons ? Et que, depuis des millions d'années, c'est l'association de minuscules polypes avec des algues microscopiques qui a permis de construire les massifs des Dolomites ou du Vercors et tous les récifs coralliens ?
    Est-ce que ça ressemble à la loi du plus fort, à la lutte pour la vie et au chacun pour soi ? Pas du tout !
    C'est la nature qui nous le dit : ensemble, on est plus fort !

    BD - Je t'aide, moi non plus

    Mon avis :

    Une BD fantastique sur la face cachée de la sélection naturelle : la coopération.

     Si je vous demande ce qu’est la sélection naturelle, au mieux vous me direz la lutte pour la survie du plus apte, au pire : la loi du plus fort…. Bip tout faux (enfin surtout pour cette dernière phrase !).

     La sélection naturelle c’est plusieurs choses : la compétition, la coopération, la survie, le sexe… Et on a trop souvent réduit cela à la compétition et la survie.

    Cette BD est un regard croisé entre Darwin et Kropotkine sur la sélection naturelle. Vraiment bien faite, elle explique avec justesse la part méconnue de la sélection. La BD est également très drôle ! J’ai beaucoup ri avec quelques références à la « pop culture ».

     C’est une BD à mettre entre toutes les mains, dans toutes les bibliothèques pour toutes personnes qui s’intéressent à la sélection naturelle dans son ensemble.

     

     

     


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  • Titre : Rhapsody tome 1 Après moi le déluge

    Autrices : Rutile (scénario), Kappou (dessin) et Nephyla (couleurs)

    Éditions : Soleil Blackberry

    Synopsis : La plus grande chanteuse du monde est morte en mettant son enfant au monde. Immédiatement, la petite fille a été baptisée « Adrien » pour faire croire à son grand-père qu’elle était un garçon. Depuis lors, tous les jours, Adrienne doit se déguiser en Adrien pour maintenir l’illusion. Malheur à elle si son grand-père venait à apprendre la vérité ! Mais quel est donc cet énigmatique fantôme qui chaque année fait retentir son inquiétante musique ? Et quelle étrange malédiction pèse sur cette famille ?
    Drame, suspens et coups de théâtre sont au rendez-vous de ce conte fantasque et envoûtant.

    BD - Rhapsody t1

     

    Mon avis

    Un premier volume assez étrange je dois dire mais très intriguant. Le plus notable dans ce tome (et je suppose dans l’ensemble de la série) c’est son univers. Ambiance vieille Angleterre et moderne se côtoie dans un mélange un peu étrange mais qui permet une ambiance originale.

     

    Les personnages sont assez attachants. Adrien(ne) est à l’opposé de ce qu’on attend d’iel (dans tous les sens du terme) et n’est absolument pas doué en chant … mais alors PAS du tout. Fatiguée par l’univers de mensonges et de mystères dans lequel iel vit, ses espoirs se tourne vers un concours de musique … qui va prendre un tournant inattendu.

     

    Un premier tome que j’ai apprécié. L’univers se pose, on découvrir les intrigues cachées de certains personnages et je suis curieuse de voir comment cela va évoluer ! Je lierai avec plaisir les 2 volumes suivants.

     

     

     

    Merci au Nid de Pie pour le conseil 


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  • Titre : Les Brigades du Steam

    Auteurs : Etienne Barillier et Cécile Duquenne.

    Éditions : ActuSF

    Synopsis :Solange Chardon de Tonnerre, membres de la treizième Brigade mobile de la ville d’Aix-en-Provence, est une inspectrice coriace.

    Mais quand elle perd son coéquipier dans une explosion et qu'on lui remplace son bras par un bras mécanique, sa vie bascule.

    Il lui faudra surmonter ces épreuves pour relancer l'enquête et faire preuve de patience avec le jeune Auguste Genovesi, une nouvelle recrue avec qui elle doit faire équipe.

    Roman - Les brigades du Steam

    Mon avis :

    Un roman sympa mais dans lequel j’ai eu du mal à me plonger. Le bon point pour ce roman est vraiment d’avoir sorti le steampunk de Paris et d’avoir fait un duo masculin/féminin.

    Si le roman se lit globalement bien et facilement, plusieurs éléments m’ont un peu sorti du récit. Tout d’abord un « fusil de Tchekhov » gros comme une maison. On insiste tellement sur un détail avec Solange que forcément on sait que ça va revenir sur le tapis, et pas du bon côté du tapis.

     Ensuite, j’ai trouvé le début très long et lent. Alors c’est sur qu’il faut placer l’univers et les personnages mais ça manque un peu de dynamisme. Dynamisme qui croit tout au long du roman cependant.

     Ensuite je n’ai pas réussi à m’accrocher aux personnages, et je ne sais pas trop pourquoi … Ils sont intéressants tous les deux, avec des qualités et des défauts… mais il m’a manqué une petite étincelle.

    En enfin, et là on touche quelque chose de très personnel : je n’ai pas du tout les romans qui décrivent des « vrais lieux avec les noms des rues » …. Ça me sort directement d’un récit. Pourquoi ? car c’est « fait » pour les gens qui connaissent ledit lieu. Et ce n’est pas juste parce que ça se passe à Aix …. Mais ça c’est vraiment quelque chose de personnel et ça n’a rien à voir avec la qualité du livre.

     

    Au final, j’avoue une petite pointe de déception, mais j’ai passé quand même un bon moment.

     


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  • Titre : Les dames de Kimoto

    Autrice : Sawako Ariyoshi

    Éditions : Folio

    Synopsis : «Le mont Kudo était encore voilé par les brumes matinales de ce début de printemps. La main serrée dans celle de sa grand-mère, Hana franchissait les dernières marches de pierre menant au temple Jison. L'étreinte de la main autour de la sienne lui rappelait que, maintenant qu'elle allait être admise comme bru dans une nouvelle famille, elle cesserait d'appartenir à celle où elle avait vécu les vingt années de son existence.» À travers le récit des amours, des passions et des drames vécus par trois femmes de générations différentes, Les dames de Kimoto dresse un tableau subtil et saisissant de la condition féminine au Japon depuis la fin du XIXE siècle.

    Roman - Les dames de Kimoto

     Mon avis :

    J’ai adoré ce livre ! Ce qui est super avec ce livre c’est de voir l’évolution des conditions de vie des femmes sur trois époques différentes avec des contraintes et des ambitions différentes. Mais aussi des problématiques liées à son époque.

     

    Hana, la personnage principale, est une jeune femme de la fin du XIXe. Éduquée par sa grand-mère (Toyono, que j’ai adoré!) qui l’a poussé à faire des études, elle est une sorte de gardienne de la tradition des femmes versées dans les arts et sur son rôle de mère et d’épouse. Chose qu’elle fait avec brio et surtout, intelligence. Car c’est surtout ce qui la caractéristique. Elle est dévouée à son mari et ses enfants, comme on l’entendait à l’époque, mais avec intelligence, elle ne se fait pas non plus marcher sur les pieds. Sa fille, Fumio sa fille, elle une rebelle. La société change, la place de la femme aussi, et elle compte bien mettre les deux pieds dedans. Elle est donc en totale opposition avec sa mère, refusant tout ce qui vient de la tradition. Elle partira même vivre à l’étranger. C’est là que naîtra Hanako, la 3e génération. La seconde guerre mondiale passe par là et la société change également de nouveau. Hanako sera « une déracinée », née à l’étranger, elle connaît « peu » le Japon au sens strict et suscite toujours l’étonnement de sa grand-mère devant son ignorance de certaines choses très japono-japonaises. Dur de trouver sa place dans une société stricte et qui , malgré les changements sociétaux, semble resté figée dans le temps.

    Pour conclure, je voudrais reprendre une phrase de Fumio : « Mère, ne croyez-vous pas que le système matriarcal de la société primitive était plus conforme à la nature ? C'est à la famille de la femme qu'on fait appel en cas de besoin. »

    Roman - Les dames de Kimoto

     

     


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