• L’attaque des titans est un manga de Hajime  Isayama, mais ici je vais vous parler de l’anime. N’ayant pas lu le manga, je ne pourrais pas comparer l’anime et sa version papier.

     

    L’histoire raconte comment Eren, un jeune homme, va s’engager pour tuer les titans, monstres mystérieusement apparus il y a des décennies et qui ont grand-soif de sang humain. Mais cette « simple » bataille pour la survie recèle bien des secrets…

     

    Bon OK, dit comme ça, ça ne casse pas trois pattes à un connard, mais franchement, ce manga déchire.

    J’ai adoré !

     

    Tout d’abord le dessin : sans être révolutionnaire dans le monde du manga, il reste cependant très bien fait. Les titans sont superbes : entre les déshumanisés, ceux qui ont un visage bien trop humain, les titans spéciaux comme le grand écorché que l’on voit dès le début… non franchement ça pète.

    Les personnages sont très divers et variés, mais je ne vais m’appesantir que sur le trio principal, qui n’est pas vraiment les personnages les plus intéressants. Et il y a pas mal de personnages féminins, ce qui est agréable.

    Eren devient vite « agaçant », car on peut le résumé à : « je vais tuer du titan »… bref, rien de super intéressant, heureusement que son personnage prend un tournant dans l’importance de la série dans l’épisode « charnière ».  

    Mikasa, la seule fille du trio, est un personnage féminin comme je les aime bien. Elle est froide et super forte, elle assure grave, même si son personnage reste peu intéressant, car sa principale mission est de protéger Eren.

    Armin, est à non sens, le plus intéressant des 3. Loin d’être un héros courageux, il s’engage quand même avec ses amis dans les forces de défense. Et on va dire qu’il est loin de réellement y briller. Ce n’est pas un tueur de titans. La force de ce personnage repose sur son intelligence et son leadership qui se révèle au fur et à mesure. C’est la tête pensante.

    Beaucoup d’autres personnages sont très complexes et tout le monde pourra trouver son chouchou. Je ne vous dirai pas les miens, car comme mes préférés meurent toujours, je n’ai pas envie de vous spoiler.

    Ce qui fait la force de ce manga pour moi c’est son dynamisme de combat, sa réalité des sentiments, et ses titans.

    Le mode de combat « tridimensionnel » à l’aide de câble et de propulseur à gaz rend l’action rapide et permet de faire voltiger nos personnages. Et ce qui est très pratique pour tuer les titans qui font plusieurs mètres de haut et dont le point faible est derrière la nuque. Il y a ceux qui maitrise, ceux qui maitrise moins, les câbles qui pètent, les bombonnes de gaz qui se vident… bref il leur arrive souvent des poisses. Car oui, ils ne sont pas tous des super soldats qui affrontent l’ennemi sans peur et sans reproche.

    Beaucoup ont peur, se pissent dessus quand il faut aller affronter ces monstres. Et il y a des morts, beaucoup… Et les personnages, masculins aussi, pleurent. Il n’y a rien d’agréable à voir sa famille, ses potes, sa copine/son copain se faire bouffer somme une chips par les titans et on ne se retrouva pas face à des personnages de gros durs. On reste en présence de soldats très humains, qui sont au fur et à mesure meurtris par les épreuves. Et quand on voit les « vieux » soldats, la plus par du temps, ils sont presque hermétiques et « robotisés », car totalement subjugués par l’horreur qui les suit au fur et à mesure des différents attaques et carnages auxquels ils ont du assisté. Et globalement, la peur est un sentiment extrêmement présent dans le manga. En même temps, qui n’auraient pas peur d’aller affronter des créatures de 10 mètres de haut avec un seul point faible et qui bouffent à tout va les humains dans des bains de sang ?

    Et là on en arrive aux titans… Putain sans déconner, les petites natures, ne regarder pas cet anime ! Car il touche un point hyper sensible : on se sent « proie ». Le manga joue sur cette peur ancestrale d’être bouffé comme un simple légume. Et les scènes des personnages se font bouffer, hurlant qu’ils ne veulent pas mourir ou qu’on leur vient en aide ne manque pas. Et les titans sont en eux même effrayants, car ils ont une apparence humaine, mais déshumanisée. Certains ressemblent beaucoup à des humains, d’autres sont difformes, certains ont le sourire du joker, mais reste inexpressif, d’autres se déplacent de façon saccader et bizarre… En quelque sorte, c’est le mythe de l’ogre revisité. Et ça marche très bien.

     

    Après vous me direz : « non, mais attends, on va passer 25 épisodes à voir des gens se faire bouffer juste pour tuer du titan et protéger les gens… ça fait un peu léger quand même… ». Hé hé hé, non. L’épisode charnière apporte sa révélation qui force à vouloir en savoir plus. Personnellement que j’ai vu la chose, je me suis dit : « non putain ce n’est pas vrai ! Ho la vache ! » Et l’arrivé du bataillon d’exploration avec Erwin et Rivaille, apporte sont lot de questions. Mais c’est surtout le personnage de Pixit, un général si je me souviens bien, qui apporte un tournant plus complexe. Il explique « une vieille légende » qui dit que pour unir l’humanité, il faut un ennemi commun. Et là, on comprend qu’il se cache des choses bien plus complexes et politiques dans l’affaire. Et la suite des événements nous laisse penser que des luttes de pouvoir sont à l’œuvre dans l’ombre… Donc on passe du simple héros qui veut zigouiller du monstre à des luttes de pouvoir bien caché. Sans que cette première série de 25 épisodes n’en apporte les réponses.

    Bon, là je vais faire ma chieuse, mais quand Pixit parle de la légende, il parle de l’humanité. Drôle de vision de l’humanité quand tous les personnages sont blancs et plutôt typés européens… Quid de toutes les populations humaines « non blanches » qui doivent être bien plus nombreuses que les blancs ? Alors oui, vous allez me dire « oui, mais regarde l’ambiance du manga, c’est plus dans l’ambiance moyen-âge européen ». Oui… MAIS on reste dans une œuvre de fiction, donc ce n’est pas un argument.

    J’adore la musique. Elle est dynamique, effrayante et douce parfois. Elle colle bien à l’ambiance.

     

    Je crois que j’ai un peu près tout dit ce que je pensais sur cette série et j’attends la suite avec impatience.

     

     

    Pin It

    votre commentaire
  • Amélia est un biopic de Amélia Earhart, sorti en 2009 avec Hilary Swank, Richard Gere, Ewan McGregor et Christopher Eccleston. 

     

    Synopsis (Allociné) : L’Américaine Amelia Earhart fut une pionnière de l’aviation et une femme d’exception. Première femme à traverser l’Atlantique en avion, elle fut l’une des personnalités les plus célèbres et les plus admirées de son temps. Même une fois devenue une icône, Amelia ne renonça ni à son amour du danger ni à son esprit d’indépendance. Elle fut une source d’inspiration pour tous, y compris pour la Première Dame américaine, Eleanor Roosevelt, et pour les hommes de sa vie : son mari, George P. Putnam, magnat de l’édition qui géra sa carrière et orchestra sa gloire, et son ami et amant, le pilote Gene Vidal.
    Lors de l’été 1937, Amelia se lança dans son pari le plus fou : un vol en solitaire autour du monde, dont elle savait que l’issue, quelle qu’elle soit, la ferait entrer dans l’Histoire…

     


    Amelia
    Amelia Bande-annonce VF

     

    Mon avis

     

    Ce film n'a pas eu de succès et cela n'est pas vraiment étonnant même si ce n'est pas un mauvais film. Le film raconte donc comme Amélia devint la première femme à traverser l'Atlantique en solitaire.

     

    Le défaut du film pour moi vient du fait qu’on y présente plus comme une histoire d’amour que comme un film d’aventure. Même si le choix de cet angle à l’air justifié puisque le compagnon puis mari d’Amélia semble avoir beaucoup joué dans sa réussite notamment parce qu’il a l’air d’un bon businessman. Mais voilà, le film s’appelle Amélia. Et j’aurai aimé savoir comment cette fille de la campagne devint l’une des aviatrices les plus connues du monde. Je ne connais pas plus la dame en question, mais je trouve que dans le film il manque qu’elle que chose pour vraiment qu’on y croit. Bien qu’elle est l’air d’avoir un caractère assez fort, je trouve qu’on ne le ressent pas dans le film… Je la trouve assez passive et parfois presque cruche en fait… Alors que ce n’est pas le cas du tout si on tient compte de tout le film et de certaines scènes où elle n’hésite pas à s’imposer vis-à-vis des hommes qui l’entoure.

     

    De plus, je m’attendais à plus d’événements liés à l’aviation, mais le film tourne beaucoup autour de ses relations amoureuses. Relations qui sont forte intéressante et qui reflètent aussi le caractère fort que devait avoir cette femme.

     

    Bref, il manque quelque chose de fort dans ce film pour qu’on s’y attache vraiment. Même si la fin apporte un suspense qui tient assez bien en halène. Je trouve que le seul mérite est de faire découvrir cette femme, mais qui passe à côté du parcours exceptionnel de celle-ci.

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • Synopsis : Dans les rues de Whitechapel, les enquêtes « post Jack l'Éventreur », de l’Inspecteur Reid, son sergent Drake et le médecin légiste américain Jackson. Une série sympa, mais avec des hauts et des bas.

    Ripper Street, saison 1

    Je dois dire qu’il m’a fallu deux fois pour débuter cette série. Pourquoi ? Parce que le 1er épisode est juste chiant. C’est assez surprenant vu le sujet, mais n’empêche que je l’ai trouvé ennuyeux. Pourtant, il y avait de quoi le rendre accrocheur, puisque la découverte d’un nouveau corps d'une prostituée égorgée relance la psychose Jack L'Éventreur. Mais la sauce met du temps à prendre.

    Une fois passée cette étape, j’ai trouvé les enquêtes plus intéressantes et plus dynamiques. Et puis je me suis vite attaché aux deux policiers : Reid et Drake. Ils sont plus subtils que le laisse penser le 1er épisode. Par contre, je n’aime pas du tout le personnage de Jackson, bien qu’il ait des capacités de déductions à la Sherlock en examinant les corps. Mais son coté trop cow-boy « je dérange la bonne société anglaise avec mes manières », le rends juste antipathique et stéréotypés. Tant qu’on est dans les personnages, on va parler du grand manque de cette série : les femmes. Alors oui il y a MADAME Reid, oui il y a Long Susan mère MACRELLE qui tient un joyeux bordel pour riches où travaille Rose, la PUTE au grand cœur (et heureuse d’être prostituée hein, bien sûr). Seule la directrice de l’orphelinat remonte le niveau, et encore, car elle va finir par être l’amante d’un personnage… Bref vous voyez les problèmes ? Femme de ou Pute, voilà ta place femme. Car disons le, elle ne participe en rien aux enquêtes, mais à l’histoire externe des personnages. C’est dommage, car disons le, la place de la femme dans la société victorienne est plus plus subtile que celle de la « Haute Bourgeoisie » qu’on nous présente à tout va : la bonne épouse, vertueuse nia nia nia VS la femme de caniveau qu’est la pute). Mais je ne m’étendrais pas sur le sujet ici.

    Les épisodes se regardent globalement avec plaisir, surtout si on aime l’ambiance victorienne, et Jack l'Éventreur dont le souvenir n’est jamais loin. J’ai aussi apprécié la présence de Francis Abberline dans certains épisodes.

    Une autre chose qui m’a plu et déplu, c’est le copié coller dans le générique et la musique des deux derniers films de Sherlock Holmes de Guy Richie. La série étant sortie un an après le 2e film, je soupçonne d’avoir repris ces codes pour mieux vendre la série. D’ailleurs dans ce 1er épisode qui ne m’a pas plus, Drake participe à un combat de boxe comme Sherlock, et la façon de filmer est assez proche.

     

    Donc globalement, cette série n’est pas vraiment originale, mais les enquêtes sont prenantes et les deux personnages principaux attachants. Je regarderai la saison 2, car malgré toutes mes mauvaises remarques, j’aime bien cette série. Elle reste sympathique, mais de marquera surement pas les esprits.

    Pin It

    votre commentaire
  • J’ai toujours aimé les histoires de pirates. Hors la loi, de grands bateaux, de lieux exotiques, la mer, des bagarres de tavernes et des duels à l’épée honteusement trahis par un coup de pistolet. C’est donc tout naturellement que j’ai regardé Crossbones (et je m’attaque à Black Sails).

     

    Serie TV : Crossbones

     

    Le premier épisode m’a laissée dubitative, et finalement le reste de la série a suivi le même chemin. D’abord, très bonne surprise de ce premier épisode, l’introduction de TROIS personnages féminins (oui ça fait beaucoup d’un coup pour une série) et AUCUNE n’est une prostituée ! Parce qu’il faut bien le dire, le stéréotype de la femme prostitué au milieu de pirates est la norme. Bien sûr, il y aura un prostitué plus tard, mais je ne l’ai pas trouvé si stéréotypée et le personnage était attachant.

    Sinon autre détail de personnage intéressant, il y a un homme en « semi-fauteuil roulant », semi car il peut marcher, mais avec beaucoup de difficulté et deux béquilles. Et aussi une lesbienne, dommage que ça soit forcement celle qui fait le plus « mec ». Une diversité de personnages hétéroclites et sympathiques.

     Mais après, c’est le script qui pèche sérieusement. Notre héros, Tom Lowe doit tuer Barbe Noir. Il l’empoisonne donc avant d’essayer de se tirer. Oui, mais, en cours de route, il voit dans la nuit noire un mec accoster et il devine que c’est X espagnol qui n’a rien à faire là, et décide donc de retourner donner l’antidote à BN.
    Vous voyez le premier hic ? Non parce que si à 500 mètres, de nuit, sans lumière vous arrivez à totalement identifier un mec…. Bravo.

    Et tout le reste un peu comme ça. Ce n’est pas vraiment crédible et on a une impression de bâclée et d’incohérence. Puis vient se mêler une pointe de fantastique qui ne permet pas plus à la sauce de prendre… dommage.

    On passe quand même un moment sympa en la regardant, surtout si on aime Malkovich qui cabotine bien comme il faut parfois.

     

    Serie TV : Crossbones

     

    Fiche allociné : Crossbones

     

    Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique