• Je suis sûr que vous êtes nombreux à vous demander : mais ils ressemblent à quoi ces gobemouches noirs ? Et bien voilà !

    #8 Saison gobemouche noir

    (papa gobemouche, remarquez les larges patches blancs sur les ailes)

    #8 Saison gobemouche noir

    (maman gobemouche)

    #8 Saison gobemouche noir

    (femelle dans le nid)

    #8 Saison gobemouche noir

    (futur gobemouche)

    Comme vous pouvez le constater, ils ne sont pas noirs… mais plutôt gris. Ne me demandez pas pourquoi on parle de gobemouche noir alors qu’ils sont gris ! Les lois de la nomenclature vernaculaire…


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  • Titre: Crimes en Himalaya tome 1 : le talisman tibétain

    Auteur: Barnard Grandjean 

    Éditions : Éditions du 38

    Synopsis : Namdang est une paisible bourgade du Sikkim, au pied de l'Himalaya. Paisible, vraiment ? Un vieux lama tibétain se passionne pour la photo de Speedy Ping, célèbre acteur chinois. Pourquoi ? Et quand, réfugié dans la maison que son ami Anil Roy, vedette de Bollywood, possède à Namdang, Speedy Ping échappe de peu à un assassinat, le mystère s'épaissit. Qui sont ses ennemis ? Que veulent-ils ? Gopika, jeune et jolie enseignante, et son ami Doc Tenzin, médecin traditionnel tibétain, vont tenter de résoudre l'énigme. Entre mirages du cinéma indien et mystères du Tibet...

    Roman - Crimes en Himalaya tome 1 : le talisman tibétain

     

    Mon avis :

    On va faire simple : un jour de repos pluvieux… une grosse flémingite… Et un roman dévoré dans la journée ! Je n’ai pas pu décrocher !

    Un roman policier très dépaysant ! Adieu les grandes villes américaines ou la cambrousse forestière, bienvenue au pied de l’Himalaya dans un bled bien paumé ! Vive la montagne ! On se retrouve donc plonger en Inde à la frontière du Tibet. J’ai beaucoup aimé le contexte de ce livre. Sur la situation des Tibétains exilés en Inde à cause de la répression chinoise. On sent que l’auteur connait bien cette zone et la situation, ce qui en rend la lecture agréable, mais un petit peu partiale. Quoi qu’il en soit, on prend un vrai plaisir à suivre Gopika et Doc Tenzin ! Ces deux personnages sont super attachants et chacun à une histoire propre et originale. Je me suis tout à fait identifié à Gopika dans son amour du cinéma, c’est un personnage vraiment enthousiaste et qui sort un peu des clichés des femmes dans les policiers. Et Tenzin nous apporte un peu de sagesse et j’ai été ravi de suivre ce médecin traditionnel.

    L’intrigue en elle-même est simple, mais bien ficelée et menée, de façon à ce qu’on ne décroche pas une seconde. C’est vraiment une aventure dans une tranche de pays et de vie un peu particulière.

    Une super découverte ! Un coup de cœur pour sûr ! Je ne vais pas me gêner pour acheter les enquêtes suivantes !

    Et si vous aussi vous avez de découvrir ce premier volume, ça tombe bien ! Les romans policiers sont en promo aux éditions du 38 !

     

    Roman - Crimes en Himalaya tome 1 : le talisman tibétain


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  • De nouveaux épisodes de Forces of Destiny ont été diffusé hier, pour le May the 4th.

    L'un d'entre eux me rappelle un peu ma situation actuelle. Avec des histoires de nids et de poussins !


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  •  Un article un peu particulier aujourd’hui, puisqu’il s’agit d’une petite FAQ de mon amie Mara, dessinatrice, scénariste et coloriste de BD, mais surtout grande passionnée d’oiseaux ! (vous pouvez découvrir sa super BD Clues ici, ainsi que sa petite BD sur que faire face à un oisillon en détresse ici )

    Comme elle me posait souvent des questions sur mon travail, je lui ai donc demandé de me faire une petite liste, car je suis sur que d’autres personnes se les posent aussi ! Les réponses concernent surtout les mésanges et les gobemouches que l’on trouve dans des nichoirs artificiels et ne sont pas une généralité !

     

    Voici donc le résultat :

     — Est-ce que les parents ou un parent dort avec les petits ? J’ai vu dans des vidéos qu’au début un parent continue de couver, mais le font-ils jusqu’au bout ?

     Alors oui, dans le cas des oiseaux nidicoles (c’est-à-dire lorsque les petits oiseaux sont sans plus à la naissance), la mère (souvent, mais pas uniquement) continue de couver les poussins, car ils ne sont pas capables de réguler leur température. Si la mère meurt (prédation ou autres…), les petits finissent par mourir de froid et de faim. Je ne suis pas une experte, mais les parents doivent plus ou moins couver selon l’avancement des capacités thermorégulatrices des poussins, mais aussi de la température ambiante. S’il faut trop chaud dans le nid, inutile de les couver ! (les oiseaux sont sensibles aux températures élevées qui détériorent leurs protéines).

     

    #7 Saison gobemouche noir :FAQ Mara

    (poussins de mésange)

     

    — Comment fais tu pour ne pas déranger les nichées quand tu les checkes ? Le fait tu as un moment spécifique ? Peut-on ouvrir un nichoir, regarder ce qu’il y a dedans, voire manipuler les petits sans trop effaroucher les parents ? 

    Lorsqu’il n’y a que des œufs, éviter les horaires très matinaux (genre 5-6-7 h du matin), car les femelles pondent à ce moment-là chez le gobemouche (et les mésanges aussi en général). On peut tout à fait regarder dans le nid dans la matinée ou l’après-midi sans souci. Quand il y a les poussins, ce n’est pas un souci non plus, les parents sont souvent absents pour rechercher de la nourriture pour leur progéniture, donc on peut regarder les « petits moches ». Il est tout à fait possible de regarder dans les nids pour voir la progression des poussins. Pour nos recherches on le fait parfois tous les jours, mais mieux vaut se contenter d’y aller 1 à 2 fois par semaine pour les particuliers. Au pire les parents vous brailleront dessus ou ils vous attaqueront pour les plus téméraires, mais si vous ne passez par toutes les 15 minutes, ce n’est pas un « vrai » souci. Pensez surtout à bien refermer le nichoir pour éviter « les chutes » ou la prédation.

    #7 Saison gobemouche noir :FAQ Mara

    (mésange charbonnière)

     

     — Est-ce que tu les bagues ? Si oui, à quel âge ?

    Oui ! Selon les espèces (mésanges et gobemouches j’entends) entre 6 et 7 jours après l’éclosion. Mais on peut très bien baguer les adultes quand on les capture (avec des bagues en aluminium (et couleurs selon les besoins des expériences)).

    #7 Saison gobemouche noir :FAQ Mara

    (bagues sur un gobemouche à collier)

     

    — Est-ce que tu les pèses tous ?

    Oui, on les pèse le même jour que la pose de la bague. Mais selon les études, on peut aussi les peser tous les jours pour suivre leur développement. Ca pèse environ 7-8-9 grammes à ce moment-là.

    #7 Saison gobemouche noir :FAQ Mara

    (pesée de poussins de gobemouche à collier)

     — Mets-tu des signes distinctifs sur les petits (une pastille de couleur par exemple) pour les différencier, si tu suis une nichée de très près ? Où si tu ne le fais pas, est-ce que ça se fait ?

     Sur mon terrain gobemouche de cette année et pendant la thèse, non je ne l’ai pas fait. Mais au Max Planck institut pour l’ornithologie, on mettait des traces de marqueurs de couleurs aux poussins de diamant mandarin. Et en Suède, on coupait des « touffes de plumes » que les oisillons ont à la naissance (sur le côté et le haut de la tête, sur les flancs, etc.… ), on peut aussi colorer ces touffes de duvet aux marqueurs. Ou on leur coupe une griffe sur les pattes. Bref, il y a plein de solutions non permanentes pour les identifier jusqu’à la pose de la bague. Après ils ont leurs petits numéros donc plus de souci !

    #7 Saison gobemouche noir :FAQ Mara

    (photo Wolfgang Forstmeier)

     — Que font les parents des petits qui meurent et qui sont trop gros pour être évacués ?

    Pour les petits qui meurent dans le nid pour X ou Y raisons, soit les parents les laissent (et ça sent « bon » la mort dans le nid) ou ils sortent les corps. Je n’ai jamais eu le cas de poussins trop gros pour sortir des nichoirs. Les nichoirs sont faits pour que les poussins puissent « sauter » en dehors et le trou est suffisamment large pour qu’ils s’envolent. Par contre, lorsqu’un poussin est trop faible pour sortir après que les autres se soient envolés, le parent l’abandonne dans le nid (pas immédiatement après l’envol)… et malheureusement le petit mourra de faim sans quitter le nichoir.

      — Ça se passe comment quand tu photographies les nids ou quand tu prends les adultes, etc. ? Ils ne sont pas trop trauma ? Ils reviennent au nid sans problème ? Il faut prendre quoi comme précautions ?

     Il faut surtout faire attention en ouvrant le nichoir, qu’il s’ouvre par le dessus ou par le devant, il faut laisser le temps à l’oiseau de s’envoler s’il était dans le nid. Non parce que les pauvres femelles, elles sont tranquilles dans l’obscurité et boum v’là nos grosses têtes dans un flot de lumière ! Donc toujours laissez le temps et la place pour s’envoler. S’il n’y a personne, hop une petite photo (ou plusieurs) dans problème. Si la femelle est dedans, mais refuse de partir (ça arrive), on prend une photo rapidement et on referme pour la laisser tranquille.

    #7 Saison gobemouche noir :FAQ Mara

    (femelle gobemouche à collier)

    Quand on a besoin de savoir le nombre d’œufs et que maman est récalcitrante, on peut la titiller doucement avec un bout de bois pour la faire s’envoler. Si vraiment elle ne veut pas (et parfois, attaque), on peut la pousser à la main et rapidement compter les œufs, ou la prendre dans la main (fermement, mais sans l’écraser). Dans ce cas, il est très important de la remettre dans le nid et boucher le trou quelques secondes pour « la rassurer » et éviter la désertion, surtout chez les mésanges.

    Globalement, il y a peu de désertion de nid dû à la vérification des nids. L’abandon a plus souvent lieu lors des captures des adultes pendant le nourrissage des jeunes. Mais cela reste marginal ! Les nids sont plus détruits ou abandonnés à cause de la prédation naturelle (martre) que par nos interventions.

    La seule VRAIE précaution à prendre est quand les poussins approchent de l’envol vers 12-14 jours ! Évitez d’ouvrir le nichoir à ces moments-là pour éviter un envol précoce ! Cela pourrait condamner le pauvre poussin qui s’enfuirait ! Et je vous garantis que ça glisse vite entre les doigts ces petites choses ! Donc dès que ça ressemble un peu à ça (photo), évitez et surveillez l’envol !

    #7 Saison gobemouche noir :FAQ Mara

    Pour conclure, lorsque vous avez un nichoir dans votre jardin, vous pouvez regarder dedans de temps en temps sans risquer de faire déguerpir les oiseaux. Par contre, pensez toujours à leur bien-être ! Donc pas trop souvent, plutôt en journée, sans faire trop de bruit (ne brailler pas comme des veaux) et laisser leur le temps de s’enfuir s’ils sont dans le nichoir. Et surtout veiller à ce que votre chat (ou les autres) ne traine pas dans le coin ! Un petit grelot pour avertir les poussins de la présence du félin peut leur sauver la vie ! Car ils ne se jetteront pas du nichoir dans sa gueule !

     

    #7 Saison gobemouche noir :FAQ Mara

     


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  • Parfois, c’est jour de pluie. Et ce ne sont pas les jours les plus agréables, loin s’en faut !

    # 6 Saison Gobemouche noir

     

    Mais heureusement je suis équipée comme une cheffe : k-way, pantalon de pluie et bottes violettes (ouais parce que je suis fashion dans les bois !), et bien sur la protection pour le sac à dos.

    # 6 Saison Gobemouche noir

    Et même la petite mascotte s’abrite comme elle peut.

    (bon, je ne suis pas restée 4h dans ma cabane de fortune, comme le temps empirait au bout d'une heure, je suis rentrée)


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  • Titre : Irezumi

    Auteur : Akimitsu Takagi

    Éditeur : Denoël

    Synopsis :Tokyo, été 1947. Dans une salle de bains fermée à clef, on retrouve les membres d’une femme assassinée. Son buste – lequel était recouvert d’un magnifique irezumi, ce célèbre tatouage intégral pratiqué par les yakuzas qui transforme tout corps en œuvre d’art vivante – a disparu. Le cadavre est découvert par deux admirateurs de la victime : un professeur collectionneur de peaux tatouées et le naïf et amoureux Kenzô Matsushita. La police a deux autres meurtres sur les bras : le frère de la première victime, dont le corps était lui aussi recouvert d’un irezumi, retrouvé mort et écorché, et l’amant jaloux de la jeune femme, tué d’une balle dans la tête. Frustré par leur incapacité à résoudre ces affaires, Matsushita appelle à la rescousse Kyôsuke Kamisu, dit «le Génie». Seul ce surdoué charismatique et élégant peut démasquer le psychopathe arracheur de tatouages.

    Livre - Irezumi

    Mon avis :

    Une affaire en chambre close bien ficelée ! Ce roman nous plonge dans un Japon juste après la guerre et dans son univers clos et illégal du tatouage intégral : l’irezumi. Si tout d’abord on se demande où l’histoire va déboucher puisque les premiers chapitres sont assez « hétéroclites », ils posent en faite une belle base pour l’histoire. Et quelle histoire rondement menée ! Un bon gros meurtre en chambre close avec une part de légende en toile de fond (Jiraiya, Tsunadehimé et Orochimaru). Une intrigue subtile et pleine de faux semblants qui captive jusqu’à la fin.

    Les personnages sont plutôt bien ficelés et sensibles. Je peux toujours me plaindre du déséquilibre entre le nombre de personnages féminins et masculins actifs, et quelques clichés parfois, mais globalement, si on replace le livre dans son contexte, cela passe bien.

    Un auteur qui m’a plus par sa subtilité, j’espère pouvoir lire d’autres de ces œuvres.

     


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  • Des œufs en veux-tu, en voilà !

    #5 Saison Gobemouche noir

    (mésange charbonnière)

    #5 Saison Gobemouche noir

    (mésange charbonnière)

    #5 Saison Gobemouche noir

    (sittelle)

    #5 Saison Gobemouche noir

    (parfois ils sont bien cachés ! mésange bleue)

    #5 Saison Gobemouche noir

    (gobemouche noir)

     


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