• Titre : Le fantome de l'opéra

    Auteur : Gaston Leroux

    Synopsis : "Le fantôme de l'Opéra a existé. J'avais été frappé dès l'abord que je commençai à compulser les archives de l'Académie nationale de musique par la coïncidence surprenante des phénomènes attribués au fantôme et du plus mystérieux, du plus fantastique des drames, et je devais bientôt être conduit à cette idée que l'on pourrait peut-être rationnellement expliquer celui-ci par celui-là. "

    Roman : Le fantôme de l'opéra

    Mon avis:

    Ha le fantôme de l’opéra. Tout comme Frankenstein, cette œuvre surtout connue grâce au cinéma, mais qui a toujours été mal adaptée.

    Quoi qu’il en soit, c’est un très bon roman qu’il faut lire. Bien que le roman soit relativement sexiste (époque oblige), sur certains aspects Christine n’a rien à envier des héroïnes actuelles.  Raoul, lui par contre est loin de l’image qu’on peut en avoir si on n’a pas lu l’œuvre. Vous avez déjà un « héros » masculin pleurer 4 ou 5 fois dans un roman ou film ? De plus, le Comte Phillipe et le Persan apportent de la profondeur aux événements.

    Le fantôme est bien sur le personnage le plus intéressant. Génie qui s’éprend de la belle Christine, mais qui sombre dans le harcèlement puis le crime. Le livre traite avant tout du rapport à la laideur et du harcèlement. Car oui, car bien que présenté comme une romance, c’est surtout une histoire de harcèlement, de manipulation et de fascination. Oubliez les versions grandes histoires d’amours. Ce n’en est pas une.  

    Pour ma part, l’ambiance et le gothisme de ce roman me transportent. C’est vraiment un très bon thriller, ancien certes, mais quand même.

     


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  • Titre :Saint Seiya: Saintia Shô tome 1
    Auteur : Chimaki Kuor et Masami Kurumada

    Editions : Kurokawa

    Synopsis: Shôko, une jeune lycéenne, est sans nouvelles de sa grande soeur Kyôko depuis que cette dernière est devenue boursière de la fondation Graad. Elle décide de partir à sa recherche et va tenter de parler à Saori Kido lors de sa venue dans son lycée; C'est aussi le moment que choisit la déesse de la discorde, Eris, pour s'emparer de l'enveloppe charnelle de Shôko. Kyôko apparaît alors pour sauver sa soeur, lui révélant qu'elle fait partie d'un corps secret de guerrières dévouées à la déesse Athéna: les Saintia.


    Manga - Saint Seiya: Saintia Shô tome 1

     

    Mon avis :


    Un manga très sympa qui féminise la série St Seiya. Ce premier tome nous présente les différentes protagonistes de cette série au féminin, mais sans (pour le moment) tomber dans la féminisation « pour les filles ». On s’éviter de tomber dans une version qui serais faite pour les fifilles ou pour attiré le jeune mâle en rut (paillette, petite culotte…). Le dessin est beau, assez épuré et dynamique.

    Les personnages sont sympa, différentes, séduisantes sans être dans l’excès. Même l’inutile Saori « Athéna » est active alors que dans la série originale, à part se faire kidnapper, elle ne servait pas à grand-chose.
    Le seul point noir pour moi est l’hyper sexualisation des dryades, donc des méchantes. Je trouve toujours dommage de faire cette opposition constante entre des gentilles belles et sexy, mais qui reste dans une sexualité sage, aux méchantes présenter comme des bêtes de sexe et très libre et vulgaire.

    J’attends de voir où la suite nous mènera. Une série que je lirai surement avec plaisir


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  • Titre : Marie Curie Portait d'une femme engagee

    Auteure : Marie-Noelle Himbert

    Editeur : Acte Sud

    Synopsis : Dès août 1914, la physicienne fait transporter jusqu'au front le matériel de radiologie nécessaire à la localisation des éclats d'obus sauvant ainsi des milliers de vies. Sa fille Irène, 17 ans, l'accompagne dans les hôpitaux de guerre

     

    Livre - Marie Curie : Portrait d'une femme engagée

    Mon avis :

    Marie Curie. Tout le monde connait ce nom. C’est même parfois le seul nom d’une femme scientifique que les gens connaissent. Il faut dire qu’avec deux prix Nobel dans deux matières différentes, Marie Curie reste la seule à avoir réalisé cet exploit. Qui aurait pu se douter du destin de cette jeune femme arrive de Pologne ?

     

    Oui, mais sa grande réputation scienfitique a souvent éclipsé d’autres combats qu’elle a menés. Celui de l’accès à l’éducation et aux postes à responsabilité aux femmes, car oui Marie Curie était féministe. Et c’est d’ailleurs les féministes américaines qui lui fourniront un précieux échantillon de radium. Mais en plus de ça, elle a activement participé à la guerre de 14-18, sujet de ce livre. Et pour lequel elle ne recevra aucune récompense. Mais Marie Curie ne travaillait pas pour recevoir des récompenses.
    Dès le début de la guerre, elle comprend que la radiologie, jusqu’alors rare et considerer comme une distraction de foire, sera une aide précieuse en médecine. Et c’est corps et âme qu’elle se jette dans l’acquisition de matériel et qu’elle part sur le front, faire des radios sur les soldats blessés.

     

    Elle sera suivie par sa fille, la jeune Irene, futur prix Nobel. Et elle ouvrira une école de manipulatrice radio dans laquelle elle formera des femmes. Car elle sait que les femmes doivent saisir cette occasion.

     

    Ce livre retrace, annexe par annexe, le parcours de Marie Curie et aussi d’Irene pour imposer la radiologie sur le front. Les difficultés sont nombreuses, et souvent, Marie Curie agit de façon totalement officieuse puisque l’administration de l’armée est lente ou peu coopératrice. Il faut dire que malgré ses deux prix Nobel, elle est une femme, une civile et une étrangère, qui a été trainer dans la boue quelques années auparavant avec l’affaire Langevin.

    Ce livre est un pur Plaisir. Le style est un peu particulier au début, mais on se fait vite à ces croisements de documents, qui rendent le récit très cinématographique. On découvre l'implication de Marie Curie dans cette guerre, qui devait être courte.

    À découvrir absolument !


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  • Titre : Magellan

    Auteur : Stefan Zweig

    Éditeur : le livre qui parle

    Résumé : Portugais de petite noblesse, simple marin, Magellan apprendra sous le commandement de l’amiral Almeira, combattra en mer, aux Indes, sera plusieurs fois blessé. La mer, la route des épices, il connaît, se passionne pour.
    «Il ne savait ni sourire, ni plaire, ni se rendre agréable ; il était en outre incapable d’exposer ses idées avec éloquence». Peu loquace, renfermé, retranché dans son isolement, cet éternel solitaire créait autour de lui une glaciale atmosphère de gêne et de méfiance. Il montera pourtant une expédition avec 5 navires et 250 hommes, sous l’égide du roi Carlos 1er (Charles Quint).
    Le récit tant du montage de l’expédition que du périple en lui-même est haut en couleurs, plein de rebondissements, passionnant. On le dévore comme le meilleur des romans d’aventures. On est là, à bord du bateau amiral, déplorant les altercations avec les 3 capitaines Espagnols ; on vibre au rythme des flots, des grains, des tempêtes ; on hurle parfois à l’incompréhension ; on se rebiffe devant l’injustice ; on craint sa rudesse ; on a peur du renoncement ...

    Audiolivre - Magellan

    Mon avis :

    Merci à Babelio pour ce masse critique.

    L’écoute d’un livre audio fut une première pour moi. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas « si simple » comme mode de « lecture ». Cela demande beaucoup de concentration pour ne pas décrocher (non pas à cause du contenu passionnant) par baisse d’attention. Mais c’est une expérience agréable. De plus, le narrateur est très agréable à écouter, le tout agrémenter de quelques notes musicales et bruitages de mer.

    Le voyage de Magellan, quand on y pense, ça fait « rêver ». Être le premier à faire le tour du monde en bateau ! Mais ce genre de voyages sont en réalité des cauchemars. Et le périple de Magellan n’y manque pas. Magellan ne finira pas son voyage, il meure « bêtement » dans les îles pacifiques (Cook fera à peu près la même erreur à Hawai…). Et nulle gloire pour les 18 rescapés sur les 237 hommes qui quittèrent l’Espagne…

    Magellan, un homme « hors-norme », mais qui va périr de ses ambitions. Vraiment un récit passionnant, avec une explication du contexte historique de façon simple et efficace. On comprend vite les enjeux de cette mission, les complots et la réalité cruelle de cette époque. On découvre aussi pourquoi l’Amérique du Sud est espagnole et comment les Européens (Espagnols et portugais surtout) se sont tranquillement découper le monde…

    Un texte passionnant pour les amoureux des grandes explorations, d’histoire ou simplement pour la culture générale !


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  • Elle est toute chaude ! La belle couverture de ma nouvelle "La légende de Dugong" (Illustration par Vay ). Elle sera disponible le 1er juillet aux Éditions Flammèche au prix exorbitant de .... 0,99€ !

    Et voilà le synopsis :

    Il est des légendes que les Humains ne devraient pas oublier…

    Marega et sa tribu vivent paisiblement sur l’île tropicale qui les abrite. Mais un jour tout bascule : un immense bateau apparait au milieu du lagon et des hommes à la peau claire débarquent. Ils recherchent quelque chose de bien particulier, qu’ils ne pourraient trouver nulle part ailleurs : une sirène.

    Les chefs du village acceptent de laisser les étrangers emporter la créature considérée comme maudite, pourvu qu’ils s’en aillent vite. Mais Marega ne l’entend pas de cette oreille. Faisant fi des avertissements, il est prêt à tout pour sauver cette femme mi-humaine, mi-requin. Même aux plus terribles des sacrifices…

    La légende de Dugong


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  • Titre : A quoi sert l'histoire des sciences

    Auteur : Michel Morange

    Éditeur: Éditions Quae

    Synopsis :Les disciplines étudiant la formation de la connaissance scientifique – histoire, philosophie et sociologie des sciences – ont toujours occupé une place à part dans le paysage intellectuel. Traditionnellement vues par les scientifiques comme des activités de fin de carrière, elles ont acquis récemment une place, encore modeste, dans leur formation : elles contribueraient à la culture générale. Pour certains sociologues des sciences, au contraire, elles seraient « la science de la science », la description des mécanismes par lesquels se constitue la connaissance scientifique et auxquels le scientifique devrait rester insensible pour être efficace.
    L’objectif de cet ouvrage est d’aller au-delà de ces points de vue caricaturaux. La recherche scientifique, de même que l’histoire, la philosophie et la sociologie des sciences, ont toutes pour ambition d’augmenter la rationalité du monde.
    Ce que le scientifique fait dans l’urgence de la recherche, avec enthousiasme, n’est pas différent du travail postérieur de l’historien et du philosophe. Si ces derniers y perdent en intensité, ils ont le recul qui leur permet de mieux apprécier les raisons de la transformation des sciences.
    C’est par ce surcroît de rationalité que l’histoire, la philosophie et la sociologie des sciences peuvent contribuer à la formation des scientifiques.

    Livre - A quoi sert l'histoire des sciences ?

     

    Mon avis :

    Un petit livre intéressant qui est la retranscription d’une conférence. Comme je m’intéresse de plus en plus à l’histoire des sciences, je trouvais que la question de l’utilité pouvait être instructive. Je pense qu’il va me falloir un moment pour intégrer un peu le message et la réflexion de la conférence, car je ne l’ai pas trouvé très facile d’accès. Le reproche que je ferai, c’est qu’on à une conférence faite par « un littéraire » (bien que scientifique aussi), et que si, comme moi, on est néophyte en histoire et surtout philosophie, il y a des concepts qui m’échappe. C’est dommage.

    Pour un public déjà un peu expérimenter sur ce genre de questionnement.


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  • Titre : La boucle d'octobre

    Auteur : Jean-Michel Calvez

    Éditeur : Lune Écarlate

    Synopsis: Un phénomène d’origine présumée accidentelle, appelé la Vague, a provoqué des écarts temporels permanents, désorganisant la société et bouleversant les conditions de vie dans une vaste zone géographique d’une région d’Europe de l’Est. Arto Neumann, technicien dans une société d’électronique, a été sollicité avec une poignée d’autres « experts » pour s’en débarrasser et, avant cela, s’approcher de la source du mal. Mais, il n’est ni simple ni sans danger de se glisser dans les méandres détraqués du temps, jusqu’au cœur du mystère ; il semble même que tout a été mis en œuvre pour que persiste cette Vague – comme si celle-ci servait quelque dessein secret ? Comme l’a souvent montré la science-fiction, s’attaquer aux désordres temporels n’est jamais exempt de risques. Et, s’il devait survenir, le pire de tous les scénarios envisageables serait ici une forme ultime de paradoxe qui pourrait être baptisée la « Boucle d’octobre ».

    Livre - La boucle d'octobre

     

    Mon avis :

    Merci à Lune Écarlate Édition pour ce SP.

    Malheureusement, c’est un livre que je n’ai pas du tout apprécié. Je lis peu de Science-fiction, et je pense que cet ouvrage vise les habitués du genre.

    Je vais commencer par ce que j’ai aimé : l’idée de base. Franchement, l’idée du décalage était super ! J’ai tout de suite été séduite ce « problème » temporel. Mais hélas, c’est tout… On peut aussi reconnaitre à l’auteur de bien maitriser son sujet ! Ingénieur, Jean-Michel Calvez nous le prouve tout au long du livre… oui, mais justement, nous ne sommes pas tous ingénieurs et parfois, j’ai trouvé qu’on se perdait dans des explications des processus… et pourtant, j’étais bonne ne physique au lycée, mais je n’ai pas tout compris. Et au final, ça rend le texte très peu immersif. Je n’ai pas réussi à plonger dans l’univers du roman. On ne s’attache pas non plus aux personnages. J’avoue qu’ils m’ont laissée totalement indifférente ou alors ils m’ont particulièrement agacée. Notamment les personnages féminins qui sont INSIPIDES et TOTALEMENT stéréotypés et inutiles à l’intrigue, exception de fait de Shirai (et heureusement qu’elle est là parce que sinon, pour moi, le récit était clairement sexiste). Entre la mère éplorée et la fille de l’équipe (Anna) qu’on se demande ce qu’elle fout là à part se taper des crises d’hystérie… bref, vraiment une très mauvaise image pour la lectrice que je suis.
    Ensuite, il y a plusieurs passages qui m’ont totalement déstabilisé. Tout d’abord le premier… je n’ai pas compris en quoi il était lié au texte ? On pourra me dire que je n’ai pas de mémoire ou que je lis de travers, mais je n’arrive pas vraiment à faire le lien… Pareille à la transition entre deux chapitres. Le suspense monte monte monte, on pense que la situation est critique, on change de chapitre… et là j’ai dû revenir 2 ou 3 fois en arrière pour comprendre… sans comprendre, et ce n’est que plus loin dans le chapitre qu’on comprend le lien… Ce genre de choses ont rendu ma lecture étrange et peu « linéaire » (normal pour une boucle me direz vous…).
    Un joli discours à la fin sur les armes « propres », mais une fin qui laisse une impression de bâcler. Tout ça pour ça ? …

    peut-être qu’un lectorat plus aguerri en SF sera plus apprécier ce roman, qui est de toute évidence pas destiné aux néophytes du genre. Et c’est très dommage, car l’idée du décalage était vraiment SUPER.


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