• Titre : La citoyenne de l'ombre

    Auteur : Elisabetta Rasy

    Éditeur : Editions du Seuil

    Synopsis : Paris, décembre 1792. Alors que le procès de Louis XVI vient de commencer, une jeune étrangère se promène dans les rues boueuses de la capitale. Rebelle anticonformiste, propagatrice impétueuse des droits de la femme, Mary vient de quitter Londres, attirée par les promesses éclatantes de la Révolution, dont elle entend suivre de près les événements pour les consigner dans ses carnets.
    Les tracas quotidiens de cette femme de lettres anglaise se mêlent donc au destin des personnages célèbres de l'époque -Danton, Robespierre, Marat, Babeuf. Mais elle tombe follement amoureuse de Gilbert, un aventurier américain aux allures de gentilhomme, et cette passion furieuse vient mettre en danger ses idéaux égalitaires.
    En prêtant sa voix à une jeune servante qui raconte ses souvenirs, Elisabetta Rasy place au centre de son roman la figure de Mary Wollstonecraft, pionnière du féminisme européen, mère de Mary Shelley et inspiratrice des premiers romantiques anglais. Elle nous dévoile la face cachée d'un être hors du commun, dont les batailles intérieures suivent le grand tourbillon de la Révolution française, nous offrant ainsi un personnage sombre et lunaire qui ne cesse d'osciller douloureusement entre rêve et réalité.

    Roman - La citoyenne de l'ombre d'Elisabetta Rasy

     

    Avis :

    Un livre qui parlait de la vie de Mary Wollstonecraft pendant la Révolution française ne pouvait que m’intéresser. Mais le résultat est en demi-teinte.

    J’ai trouvé le style de l’auteur assez lourd et parfois un peu pénible à lire. Mais d’un côté ce reflet une façon d’écrire à une époque (même si le livre est récent).

    Le livre passe par le point de vue de Marguerite, une jeune domestique qui deviendra l’amie et plus ou moins la confidente de la tempétueuse Mary Wollstonecraft. Une chose que j’ai aimé c’est qu’on se plonge dans la vie de cette jeune femme : la misère, le travail pour une maisonnée aisée et sa vie qui se résume à ça… oui oui, elle travaille, normale, et rien de plus. C’est là que sa relation avec Mary va l’ouvrir à de nouvelle perspective. Elle va « l’éduquer », lui donner envie de voir plus loin, bref elle va tout doucement la faire sortir de sa simple situation de « femme » vouée à travailler et faire des enfants avec un mari qu’elle aura « reçu ».

    L’intérêt du livre est de suivre Mary à travers des yeux « naïf ». Qui est donc cette Anglaise, apparemment célèbre, qui passe des nuits entières à écrire et qui reçoit de l’argent pour ça ! Petit à petit, une relation se noue et on suit le quotidien de Mary et son style de vie hors des carcans habituels.

    Tout change lorsque Mary rencontre Imlay, un américain qui fait basculer son cœur. À par de ce moment, le roman est centré sur la relation passionnée de Mary. L’incompréhension de Marguerite face à cette femme qui va entretenir une relation hors mariage et avec une petite fille avec cet américain plus filou que réel amoureux. Et à mon avis c’est là qu’on voit se refermer le piège sur les convictions de Mary.

    Alors oui à son époque, le mariage n’avait rien à voir avec l’amour. Or Mary réclame la liberté d’aimer hors mariage (et considère le mariage comme une prison). Mais elle tombe dans son propre piège : choisir l’amour ne signifie pas le bonheur que les mariages forcés (ou du moins non choisi) n’apportent pas. Car à trop vouloir la passion, elle s’y brule les ailes. Car sa relation se finira dans la douleur avec 2 tentatives de suicide… Car oui, son idée que le choix de l’amour libre apporte le bonheur, car il est supérieur à tout… s’écroule.

    Tous ces événements, Mary, les voyages, etc.… Forme de façon consciente et inconsciente la jeune Marguerite. Et qui au final, retiendra la leçon et décida d’ouvrir une école pour jeune fille afin de les faire sortir du morne destin qui les attend.

    Bref, ce livre un peu pénible à lire ne conviendra à mon avis qu’à un public réduit. Mais il est plutôt intéressant et permet de découvrir de façon romancée Mary Wollstonecraft auteure de « Défense des droits de la femme. »


    votre commentaire
  • Titre : La métamorphose

    Auteur : Franz Kafka

    Synopsis : Bien entendu, lorsque Grégoire aperçoit son corps recouvert d'une carapace et constate que des pattes lui ont poussé dans la nuit, il croit à un mauvais rêve et ne s'inquiète pas outre mesure. Pourtant, la métamorphose est bien réelle. Elle est également évolutive. Étonnamment, Grégoire semble accepter cette mutation avec la résignation qui a toujours caractérisé cet employé modèle qui ne vit que pour assurer une existence décente à sa famille. Il lui arrive même, au début, d'éprouver de petites joies, comme celle de trouver la technique adéquate pour se retourner.

    Texte court- La métamorphose de Kafka

    Avis :

    Donner son avis sur un livre considéré comme une référence, c’est toujours casse-gueule… Entre ceux qui vont vous accuser de n’avoir rien compris et ceux qui vont dire « tiens encore un avis de fayot »… Quoi qu’il en soit, je donne un avis et je ne fais pas de chronique littéraire.

    Donc la métamorphose de Kafka raconte l’histoire de Grégoire qui se retrouve transformé en cafard (ou cancrelat, blatte… bref).  Et la première chose qui « choque » c’est que Grégoire n’a pas l’air vraiment de s’en inquiéter. Sa seule préoccupation est qu’il ne va pas pouvoir aller travailler et donc mettre sa famille dans l’embarras.  Sa famille par contre est sous le choc.

    Ce que je retiens de ce court texte, c’est la sensation d’enfermement qui s’installe et l’ambiance glauque qui va en découler. Pourtant, il n’y a rien de « dégoutant » hormis un cafard géant… Je trouve qu’on s’enfonce dans la noirceur jusqu’à la fin, avec le « retour de la liberté ».

    Il est toujours difficile de sujet d’un style avec une traduction, mais le style de Kafka est « ancien » (normale me direz vous…), mais se laisse lire assez rapidement après quelques pages.

    C’est une histoire classique, à lire d’autant plus qu’il est court.


    votre commentaire
  • Titre : La louve et la croix

    Auteur : S. Andrew Swann

    Éditeur: Milady

    Synopsis : Au coeur des sombres forêts des Carpates, frère Semyon von Kassel, chevalier de l'ordre de l'Hôpital Sainte-Marie-des-Allemands de Jérusalem, court comme s'il avait le diable aux trousses. Une bête monstrueuse, mi-homme mi-loup, a décimé ses compagnons. Grâce à lui, l'Église va en faire une arme à son service : les chevaliers Teutoniques recueillent et dressent clandestinement ces terrifiantes créatures pour terroriser les païens. Or l'un de ces loups-garous, une fille nommée Lilly, réussit à s'échapper et trouve refuge auprès d'un jeune paysan qui fera tout pour la protéger des Templiers. mais aussi d'elle-même. Car la sauvagerie du meurtre est la seule vie que Lilly ait jamais connue et si le jeune homme ne parvient pas à percer les ténèbres de son âme, il sera sa prochaine victime.

    Roman- La louve et la croix  S. Andrew Swann

    Mon avis :

    Un roman bien sympa, sans être vraiment transcendant, il se lit rapidement et avec plaisir.

    Le thème du loup-garou est très mal utilisé en littérature (enfin à ma connaissance), et on retrouve du loup-garou surtout dans la « bit-lit », mais il est juste là comme prétexte à histoire d’amour en adolescents… comme les vampires d’ailleurs. Bref, lire un roman qui sort de la bit-lit pour ado est très agréable. J’aime la façon dont l’auteur traite le loup-garou dans son roman et les réflexions qu’ils apportent sur la construction de la personnalité, l’estime de soi et surtout sur le rôle de la foi dans l’acceptation des autres.

    On suit la vie de Lilly, jeune louve-garou sous l’emprise de chevaliers teutoniques, mais qui décide de s’enfuir. Bon, avouons le, l’intrigue ne casse pas 3 pattes à un connard, mais on évolue avec plaisir dans cet univers très travaillé et souvent un peu oublier. En effet, les templiers sont bien plus à la mode que l’ordre teutonique qui était présent plus dans l’est et le nord de l’Europe. Les décors sont beaux, bien décrits, les personnages construits et tous très attachant. Mention spéciale à Udolf, qui n’a qu’un bras. Un héros « handicapé » mérite toujours d’être mis en valeur.

    Je regrette juste une fin un peu « convenue ». Je n’ai pas de critique particulière à faire sur ce roman. 


    votre commentaire
  • Titre : Saru

    Auteur : Daisuké Igarashi

    Éditeur : Sarbacane

    Synopsis : Une légende raconte qu'il existe un pouvoir extraordinaire qui sommeille au plus profond de la Terre. Ce pouvoir a prit la forme d'un singe très puissant autant physiquement que psychologiquement. Mais un jour, cette divinité surpuissante se divise en deux ; une partie physique et une partie mentale, qui s'est dispersée sur Terre pour survivre.

    La partie physique grandie chaque fois de plus en plus lorsque la partie mentale diminue. Pour cela, des personnes utilisent la magie noire pour détruire cette partie mentale qui sommeil dans certains être humains.

    Nana, une jeune japonaise, et Nawan Namugyaru, un homme amnésique, se retrouvent malgré eux emportés dans cette guerre pour stopper les utilisateurs de magie noire qui essayent de ressusciter la divinité.

    Manga : Saru de Daisuké Igarashi

     

    Mon avis :

    Saru est un manga de Daisuke Igarashi publié aux Éditions Sarbacane.

    Merci à Babelio et à Juliette des éditions Sarbacane pour ce gros volume reçu dans le cadre du masse critique.

    Je l’ai dévoré d’une traite malgré ses 440 pages. Les cases sont assez grosses et il a finalement assez peu de dialogue. Je ne suis pas vraiment fan du trait de crayon de l’auteur, cette impression de trait jeté sur le papier. Cependant, cela n’entache en rien la lecture et les superbes paysages et décors sont très bien rendus !

    La première chose qui saute aux yeux, c’est l’immense travail de recherche qu’a dû effectuer l’auteur pour ce manga. Bravo, car j’ai l’impression que cela devient rare de nos jours de prendre le temps de faire des recherches pour ses ouvrages. Angoulême, Pérou, Éthiopie, Afghanistan… on voyage beaucoup dans ce livre et à chaque fois, c’est une découverte de paysage. Les personnages sont aussi très divers et variés et cette diversité et très agréable. Même si je n’ai pas toujours vraiment compris pourquoi certains étaient là, comme Pizarro par exemple… J’ai beaucoup apprécié la majorité des personnages, ils ont tous leurs caractères, leurs particularités et leurs mystères. J’ai beaucoup aimé la révélation sur le rôle de Nana dans l’affaire, ce genre de « détail » et suffisamment rare pour être souligné.

    Après, dans le fin fond, j’ai trouvé l’histoire un peu « classique » dans le sens où finalement c’est le combat du bien contre le mal. Mais là où habituellement un héros se présente pour sauver le monde, ici c’est la « richesse » culturelle qui permet de conserver et sauver la paix du monde. Et ça, c’est BIEN. D’ailleurs, le manga ne cache pas son soutien aux peuplades et « civilisations » en perditions, détruites par l’occidentalisation du monde. Et que cette perte peu nous mené à la catastrophe. On retrouve donc beaucoup d’éléments de différentes mythologies qui s’entrecroisent, des croyances asiatiques à nos reliques chrétiennes.

    Je regrette un peu la fin, avec un combat final occulté ou un peu rapide… C’est un peu dommage.

    Quoi qu’il en soit, c’est un très bon manga, travaillé et consciencieux, on ne le lâche pas. Un incontournable si on aime les mythes et légendes, les histoires ésotériques ou simplement la coopération entre les peuples.   

     


    votre commentaire
  • Une nouvelle aventure de Blake et Mortimer pour Noel, c'est vraiment un beau cadeau sous le sapin. Après la décevante « suite » de la Marque Jaune, voilà une préquelle de L'espadon... c'était aussi casse-gueule, mais cette fois-ci, ça se passe plutôt bien.

    Le dessin est impeccable, même si je trouve la couverture très moche. Elle est extrêmement terne malgré l’effet dynamique des avions. Un format "italien" existe aussi et pour le coup, la couverture est plus jolie.

    L’histoire est claire, nette et très bien menée malgré le fait qu’elle manque de dynamisme. Car oui, en réalité, il ne se passe pas grand-chose… Très peu d’action et jamais ne n’ai vraiment été transporté. Un tome beaucoup plus proche du polar que de l’univers un peu fantastique de Jacobs. J’ai beaucoup apprécié que Blake soit au centre de ce tome, car avouons le, c’est surtout a Mortimer qu’il arrive des problèmes (mais ça, c’est aussi la différence de caractère des 2 hommes). On se demandera aussi le rapport avec le titre jusqu’à la fin.

    Un tome agréable à lire quoi qu'il en soit, mais on est loin des très bonnes BD de Jacobs ou de l’affaire Francis Blake….

    BD - Le bâton de plutarque

     

    BD - Le bâton de plutarque


    votre commentaire
  • L'année dernière, j'avais eu le droit à un noel très "chouette" (vu qu'environ 80% de mes cadeaux étaient avec des chouettes ou hiboux). Cette année, la "nouvelle thématique" a été "science et savants fous". J'avoue que je ne sais pas trop comment le prendre. Mais voilà donc mes prochaines lectures scientifiques :

    • La douleur des bêtes : La polémique sur la vivisection au XIXe siècle en France:
      Les exercices chirurgicaux sur chevaux vivants furent pratiqués dans les écoles vétérinaires dès leurs fondation, au milieu du XVIIIe siècle. Dans la cour de l'école, plusieurs groupes d’élèves s'affairaient, chacun sur un animal. Les opérations étaient graduées de telle sorte qu'il pourrait toutes les supporter avant d'être mis à mort.
      Les médecins étaient l'autre catégorie de professionnels s'adonnant à la vivisection. Ils ouvraient largement la poitrine, sciaient le crâne et les hémisphères cérébraux, enfonçaient des aiguilles dans la tête, des stylets dans la colonne vertébrale ... Les cris des animaux leur donnaient des indications précieuses...
      La vivisection s'est constituée au XIXe siècle en pratique professionnel. Suscitant un véritable engouement au début du siècle, elle n'a cessé de se développer jusqu'à devenir un paradigme institutionnalisé en 1880. Dans le même temps, elle a engendré des contestations de plus en plus nombreuses, de la part de certains vivisecteurs eux-mêmes puis des médecins publicistes, des protecteurs des animaux et du grand public organisé en associations. Pourtant les ultras de la vivisections ont été vainqueurs, revendiquant avec succès la liberté totale de leurs pratiques.
      Pourquoi la vivisection s'est-elle développée de cette façon au XIXe siècle en France ? Pourquoi a-t-elle été contestée ? Comment s'est accomplie sa victoire ?
      Cet ouvrage vise deux objectifs : par le récit historique, rendre comptes des faits; par leur interprétation, sortir du point de vue dominant, celui des vainqueurs. Sujet peu connu et très maltraité, la polémique sur la vivisection et l’expérimentation animale offre l'occasion de faire une histoire sociale symétrique rompant avec la grande tradition de l'histoire des idées et réhabilitant les vaincus : les antivivisectionnistes et les animaux.
    • Marie Curie : Portrait d'une femme engagée:
      Dès août 1914, la physicienne fait transporter jusqu'au front le matériel de radiologie nécessaire à la localisation des éclats d'obus sauvant ainsi des milliers de vies. Sa fille Irène, 17 ans, l'accompagne dans les hôpitaux de guerre.

    • Curieuses histoires des dames de la science:
      L'histoire inconnue des femmes qui ont fait avancer la science.Une belle histoire, romanesque et parfois poignante.On y découvre les vies réelles de ces femmes qui ont dû se battre pour pouvoir s'adonner à une passion que, longtemps, la sociétéa réservée aux hommes : la passion de connaître et de comprendre, c'est-à-dire la recherche intellectuelle, et plus exactement larecherche scientifique. Car il y eut, même si elles furent peu nombreuses, des femmes-chercheurs, des femmes savantes !Une documentation abondante sur ces femmes qui ont participé, parfois de façon décisive, au progrès de la science, à l'avancée dusavoir humain;Ce livre répond à la question de la place des femmes dans la société : sont-elles capables de la plus haute pensée ?On découvre ici ce qu'ont fait quelques demoiselles tenaces et quelques dames volontaires, qui ont dû lutter non seulement contre lesdifficultés de la connaissance, mais contre une société trop souvent bornée dans ses préjugés, et qui ont contribué à penser le monde, àexpliquer l'Univers, et à transformer la science et l'existence humaine.Un panorama complet des femmes depuis l'antiquité grecque :- Arétè fille d Aristippe de Cyrène qui succède comme philosophe et chef de file de l'Ecole cyrénaïque.- Marie la Juive qu'on l'appelle Maria Hebraea une autre philosophe du troisième siècle de notre ère jusqu'à la Britannique JocelynBell née en 1943 qui découvrit les pulsars.- Ada Yonath la spécialiste de niveau international en matière d analyse structurale des macromolécules par diffraction des rayons X.- Hypatie, morte à Alexandrie, au mois de mars 415, la première femme mathématicienne et la première martyre de la science.Au Moyen Âge :- une moniale du XIIe siècle, Hildegarde de Bingen, qui rédigea une importante oeuvre encyclopédique.- Ou encore les sorcières qui à travers leurs manipulations de substances diverses et de plantes, vont accumuler de vrais«savoirs».Oui Marie Curie fut loin d'être la seule... mais l'histoire oublie les autres.Les voici enfin présentées avec leur découverte dans un ouvrage accessible au plus grand nombre.

    • Frankenstein (essai) : Villa Diodati, Cologny, 1816. Il était une fois un poète qui, lors d'une nuit sombre et pluvieuse sur les rives du Lac Léman, met au défi ses hôtes d'écrire la meilleure et la plus abominable histoire de fantôme. Ce poète n'est autre que Lord Byron, et dans ses amis se trouvent entre autres, Mary Shelley. Cette nuit-là, Mary Shelley est incapable d'écrire une ligne, voulant inscrire son récit dans un cadre réel. Cette réalité, Mary Shelley va la puiser dans la vie de Johann Conrad Dippel, un alchimiste et théologien allemand qui pratiqua la médecine de manière excentrique. La rumeur court que l'homme, demeurant dans le château de Frankenstein, pratiquait autopsies et expériences médicales en tout genre : l'histoire peut commencer. Réalité et fiction se confondent pour donner vie à Victor Frankenstein ! Dans un récit savamment orchestré, Radu Florescu et Marei Cazacu reviennent sur ce mythe ô combien célèbre en tentant de démêler le vrai du faux. En revenant sur la vie de Mary Shelley et des Frankenstein, ils percent le mystère des origines de ce monstre sacré.
    • Le savant fou : Personnage complexe, le savant fou renvoie à une opposition remontant à l'Antiquité qui perçoit folie et génie comme deux notions complémentaires. Cette complémentarité perdure et se nourrit des crises épistémologiques qui bouleversent la perception du monde et de lui même qu'a l'être humain. La figure du savant fou cristallise de nombreuses peurs diffuses qui peuvent être d'ordre politique, social, religieux, économique ou idéologique et qui ont trait à la possibilité même de se définir en tant qu'être humain. La figure a par ailleurs accédé au rang de figure mythique "moderne" avec le mythe de Faust qui ré-active le mythe antique de Prométhée.
      Cet ouvrage fournit l'occasion d'explorer plus particulièrement les avatars contemporains du savant fou ainsi que la spécificité des questionnement qu'il met en jeu dans le roman et les arts visuels de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle. Il permet également d'aborder la dimension mythique de cette figure qui du Victor Frankenstein de Mary Shelley à nos jours ne se lasse pas de resurgir dans les représentations imaginaires et fictives.

    Le dernier livre est un peu "hors du lot" mais il parle de Mary Wollstonecraft, mère de Mary Shelley qui est comme vous le savez tous, l'auteure de Frankenstein (donc pas si éloigné du thème ....). Mary Wollstonecraft était aussi une précurseur du féminisme en Angleterre et qui a assisté à la Révolution Française dont elle s'inspirera pour ses manifestes sur le droit des femmes ( texte disponible ici )

    • La citoyenne de l'ombre : Paris, décembre 1792. Alors que le procès de Louis XVI vient de commencer, une jeune étrangère se promène dans les rues boueuses de la capitale. Rebelle anticonformiste, propagatrice impétueuse des droits de la femme, Mary vient de quitter Londres, attirée par les promesses éclatantes de la Révolution, dont elle entend suivre de près les événements pour les consigner dans ses carnets.
      Les tracas quotidiens de cette femme de lettres anglaise se mêlent donc au destin des personnages célèbres de l'époque -Danton, Robespierre, Marat, Babeuf. Mais elle tombe follement amoureuse de Gilbert, un aventurier américain aux allures de gentilhomme, et cette passion furieuse vient mettre en danger ses idéaux égalitaires.
      En prêtant sa voix à une jeune servante qui raconte ses souvenirs, Elisabetta Rasy place au centre de son roman la figure de Mary Wollstonecraft, pionnière du féminisme européen, mère de Mary Shelley et inspiratrice des premiers romantiques anglais. Elle nous dévoile la face cachée d'un être hors du commun, dont les batailles intérieures suivent le grand tourbillon de la Révolution française, nous offrant ainsi un personnage sombre et lunaire qui ne cesse d'osciller douloureusement entre rêve et réalité.

    votre commentaire
  • 1888 est une nouvelle de Céline Etcheberry publiée chez Walrus

     

    Synopsis : Entre Jack et sa montre à gousset, c'est une vieille histoire d'amour : la délicate pièce d'horlogerie est une fidèle amie et il ne faudrait pas qu'il lui arrive malheur. Mais les rues de Londres, en cette fin de dix-neuvième siècle, sont quelquefois mal fréquentées. Et ce ne sont pas les victimes de Jack qui vous diront le contraire. Nuit après nuit, alors que la célébrité n'a pas encore frappé à la porte, Jack écume les ruelles sombres pour assouvir sa soif de sang. Mais cette soif lui appartient-elle vraiment ?

    1888 de Céline Etcheberry

     

    Mon avis : Jack l'Éventreur est un sujet, vu, vu et revu. Et il continuera surement à l’être. Alors le risque de ce sujet, c’est de se retrouver avec un certain « déjà-vu ». Et bien pas du tout. J’ai trouvé que la nouvelle était très originale dans la manière d’aborder le sujet, puisqu’elle l’aborde en « sens inverse ». La montre apporte une explication assez intéressante aux meurtres, et j’avoue que j’aurai bien aimé que cette nouvelle soit plus longue, car on reste vraiment sur sa faim…

    La plume de l’auteure est très agréable et on sent vite la psychose de son personnage principal. 


     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique