• Un peu de lecture !

     

    Synopsis :

    Why do we find polar bears only in the Arctic and penguins only in the Antarctic? Why are marsupials found only in Australia and South America? In a book that Science News called "fascinating and revelatory," Dennis McCarthy tells a story that encompasses two great, insightful theories that together explain the strange patterns of life across the world--evolution and plate tectonics. We find animals and plants where we do because, over time, the continents have moved, separating and uniting in a long, slow dance; because sea levels have risen, cutting off one bit of land from another; because new and barren volcanic islands have risen up from the sea; and because animals and plants vary greatly in their ability to travel, and separation causes the formation of new species. This is the story of how life has responded to, and has in turn altered, the ever-changing Earth. And it includes many fascinating tales--of pygmy mammoths and elephant birds and of radical ideas by bold young scientists.

     

    Auteur : Dennis McCarthy

     

    Here be dragons

    Mon avis :

    Un livre vraiment très intéressant !! J’espère qu’il existe en français ou qu’il sera traduit très bientôt si ce n’est pas le cas. Ce livre nous fait découvrir la biogéagraphie. Une discipline où l’on étudie la répartition des espèces et leurs distributions selon la géographie. Bien que méconnue, cette discipline n’est pas récente, puisque Darwin et Wallace s’en sont inspirés pour la théorie de l’évolution. On découvre pourquoi certaines espèces sont là et pas d’autres, pourquoi certaines espèces de Madagascar sont plus proches des espèces indiennes qu’africaines. Bref, ce livre regorge d’informations diverses et variées qui nous apportent une vision nouvelle de la biodiversité.

    Je pense aussi que l’auteur a voulu torde le cou à certaines idées du créationnisme, car il explique souvent pourquoi le « dessin intelligent » (nouvelle version scientifique du créationnisme) peut être expliqué par des fait scientifiques et non par la volonté d’une entité quelconque. J’ai aussi beaucoup apprécié la présence de la bibliographie à la fin de l’ouvrage, si on veut lire les articles que l’auteur utilise dans ses exemples.

    En somme, un livre vraiment intéressant et accessible à un large public (du moment qu’on parle anglais pour cette version en langue anglaise).

     

    Pin It

    votre commentaire
  • Salut à tous !

     

    Aujourd'hui j'ai décidé de créer une nouvelle rubrique intitulée : Qu'est ce t'as fait aujourd'hui ?

     

    Je me suis souvent rendu compte que je faisais des choses un peu incongru ou qui peuvent sembler bizarre pour le profane, mais qui pour un scientifique semble normal pour faire sa recherche ....

     

     

    Et pour commencer cette rubrique, aujourd’hui j'ai mis du tippex sur des oiseaux morts.

     

     


    votre commentaire
  • Je n'ai pas été très bavarde ces derniers temps !

    Mon travail à l'Institut Max Planck se passe bien : observations à la jumelle, vérification des nids (état du nid, mesures des oeufs, suivi de la croissance des poussins) et l'analyse de vidéo.

    Allemagne et République Tchéque.
    Allemagne et République Tchéque.

    La plus grande nouvelle de ce mois ci est mon entrée en thèse !

    J'ai été prise en thèse en République Tchèque, à l'Université de Palacky, dans la ville d'Olomouc.

    Mon sujet sera : sélection sexuelle et biologie du sperme chez le gobemouche à collier.

    Début le 1er Septembre !

    Allemagne et République Tchéque.

    (image : oiseaux.net)

    Pin It

    votre commentaire
  • Synopsis : " Dans mon jeune âge, écrit l'astronome américaine Maria Mitchell, je me disais que les femmes ont besoin des sciences exactes... Puis je me suis dit que c'était la science qui avait besoin des femmes. " Voici donc l'histoire désolante et absurde de la longue exclusion des femmes de l'aventure scientifique et technique de l'Occident. C'est une histoire parfois tragique - l'assassinat de la physicienne grecque Hypatie, qui nous a transmis la dernière version des Eléments d'Euclide, les procès des sorcières ayant engendré une société hémiplégique -, et que nous payons peut-être à travers une certaine mise en cause actuelle des valeurs de progrès. J'ai écrit ce livre pour que les trop rares femmes scientifiques de l'Antiquité à nos jours ne soient pas oubliées, leurs œuvres et leurs vies injustement méconnues, pour que ne soient pas niées les difficultés, les entraves, les mesquineries, les injures et parfois les persécutions qu'elles ont dû affronter ; pour que personne n'ose penser que le progrès scientifique et technique s'est fait sans elles ; pour qu'elles puissent servir d'exemples, d'inspiratrices ; pour qu'aucune femme qui en a les capacités et la vocation ne se trouve écartée de d'activité scientifique.

     

    Ma chronique :

    J’ai juste envie de dire « whaou »… et je ne sais pas par où commencer tellement il y a à dire sur ce livre ! Tout d’abord, merci à Éric Sartori d’avoir écrit ce livre ! Vraiment je pense que grâce à cet ouvrage, l’Histoire et la Science en sortiront grandies ! Cet ouvrage est vraiment à placer entre toutes les mains : femmes, hommes, amoureux des sciences, de l’histoire, etc.… , et peut être tout particulièrement entre les mains des jeunes filles qui voudraient s’engager dans les sciences et qui manquent de modèle !

     

    Car oui, des femmes dans la science, il y en a eu ! et un bon paquet et de tout temps ! Alors qu’on entend partout que les femmes sont peu présentes dans les sciences, je pense que ce livre devrait être une référence ! Oui il y a eu beaucoup moins de « grandes femmes » scientifiques que de grands hommes. Elles ont été oubliées, volontairement souvent, parce qu’elle faisait de la concurrence à leurs collègues masculins. Et de la misogynie, il y en a eu beaucoup, énormément et souvent accompagné de très mauvaise foi ! Même certains de nos grands philosophes qu’on nous glorifie en cours ne sont pas gênés pour placer l’intellect de la femme en dessous de tout. Mais c’est aussi « normal » qu’elles fussent moins nombreuses : lorsqu’on ne donne pas d’éducation aux jeunes filles, il ne faut pas s’étonner qu’elles soient peu présentes dans les domaines scientifiques. Et celles qui se sont distinguées sont celles qui ont été éduquées ou qui se sont « autoéduquée ». Et souvent, c’est aussi ça qu’on voudrait faire taire, c’est le lien entre féminisme et femme de sciences. Oui souvent, les femmes scientifiques ont été des précurseures pour la place des femmes dans la société et notamment pour leur éducation. Mais science et « politique » n’ont jamais vraiment fait bon ménage, et certains se plairait bien à ce que chacune de ses disciplines reste bien séparé (mais historique ce n’est pas vrai).

     

    Alors OUI, il y a existé des femmes dans l’histoire de la science, et pas des moindres et dans toute les matières. Y compris celle qu’on qualifie aujourd’hui de peu attractive ou ne convenant pas aux femmes comme la physique ou les mathématiques !

     

    Ce livre est composé de 11 grandes parties. Les 5 premières parties décrient pêle-mêle des femmes dans toutes les matières selon différentes périodes de l’Histoire. Et on en découvre des grandes femmes ! et les luttes qu’elles ont menées contre cette horrible misogynie ! Même pendant le fameux Siècle des Lumières on s’est arrangé pour que les femmes n’y participent pas. Les 6 autres parties décrivent de la Renaissance à l’époque contemporaine une matière en particulier : astronomie, mathématique et physique, chimie, naturaliste (zoologie, botanique…) médecine et sage-femme. Et là encore, on en apprend beaucoup ! Les parties décrivent toujours un peu l’époque et les courants de pensée du moment, histoire de bien se situer. Et ensuite, ce sont des biographies, plus ou moins longues des femmes qui ont marqué la période et la matière en question ! Et parfois ces femmes ont été reconnues à leur époque, et oubliées ensuite… alors que leurs collègues masculins sont restés eux… pourquoi… misogynie ou erreur de l’histoire ?

     

    Il serait trop long de décrire chaque partie ! Mais je crois que la plus marquante est celle sur la médecine… car c’est quand même, la seule discipline, qui a persécuté les femmes pour les en bannir. Car oui, on a brûlé des femmes médecins, ces fameuses sorcières ! Dont souvent le seul crime était de guérir les gens, loin des universités et de leurs enseignements (où les femmes étaient interdites, cela va « de soi »). On notera aussi la place particulière qu’a eue l’Italie, qui a été le seul pays à accueillir favorablement les femmes dans les universités. Assez étonnant quand on connaît le stéréotype machiste de l’Italie.

     

    Ce livre c’est l’histoire des sciences, de la société et des femmes, surtout la lutte des femmes (ce n’est pas le thème qu’aborde l’auteur, mais c’est un simple fait). Alors non ce livre n’est pas féministe, il est juste culturel. À lire juste par simple culture générale !

     

    Pin It

    votre commentaire
  • <figure class=" ob-pull-right ob-media-right ob-img-size-full "> Départ pour l'Allemagne </figure>

    Et voilà !

    Je suis de nouveau sur le départ, et cette fois ci, c'est pour le pays de Goethe !

    Je pars donc pour l'Institut Max Planck pour l'Ornithologie.

    Voici le liens vers le site de l'institut si vous désirez en savoir plus :

    http://www.orn.mpg.de/en

    Alors voici une petite carte pour situer l'endroit.

    Donc que vais-je faire la bas ?

    Je serai assistante de terrain pour mesurer les bénéfices du partenaire sexuel en terme d'aptitude phénotypique chez le diamant mandarin

    carte générale

    carte générale

    carte plus précise

    carte plus précise

    Diamant Mandarin

    Diamant Mandarin

    Pin It

    votre commentaire
  • (Note avant de commencer : aucune photo  n'est de moi, je les ai toutes prises sur internet)

     

    Pour combler mon temps libre avant de bientôt partir en Allemagne (on en reparlera bientôt), je suis allée à une journée de formation au Muséum National d’Histoire Naturelle. Et je conseille à tout le monde d’y aller si un sujet vous intéresse. Certes, ce n’est pas gratuit, mais on est très bien accueillis avec un joli badge. Et il est possible de visiter gratuitement la Grande Galerie pendant la pause de midi, chose dont je ne me suis pas privée !

     

    http://ekladata.com/NFCGE7jPvmJog1dbFm6HrNWeG7g.jpg


    Le thème était les milieux extrêmes : « Cette journée consacrée à l’exploration des grands fonds et certains milieux extrêmes telles les grottes, univers encore méconnus. Comment certaines espèces sont-elles adaptées à des conditions extrêmes (pression, température, obscurité…) ? Céphalopodes, poissons, tardigrades… Autant d’organismes pour illustrer la vie sur les monts sous-marins, les milieux hydrothermaux… »

     

    http://ekladata.com/pucj4Cwkd723BlVDyJ0naZ6JiQw.jpg


    Bien que la biologie marine ne soit pas ma spécialité, j’ai une grande passion pour les grands fonds marins (voir cet article) et toute la faune qui les peuple. Et je dois dire que je n’ai pas été déçu ! J’ai découvert plein d’animaux, de comportement et d’adaptation parfois extraordinaires ! En plus, la journée concorde avec la sortie d’un numéro des Dossiers de La Recherche sur les abysses.

    Comme petite introduction à ce résumé de la journée, je vais faire un petit historique de la découverte de la vie en profondeur (historique que nous avons eu 4 fois dans la journée).

     


    Avant 1860, suite aux études de Forbes dans la Mer Égée, il est admis qu’il n’y a pas de vie marine au-delà de 600 mètres de profondeur. Ceci acté, personne ne va aller voir plus loin. En 1861, on découvre des mollusques sur des câbles télégraphiques remontés de 1800 mètres. À partir de là, de nombreuses expéditions vont sonder les fonds marins : expédition Challenger, expédition Galathea… Puis arrive les différentes bathysphères et autres bathyscaphes pour descendre des êtres humains au fond des océans, dont le record de profondeur reviens au bathyscaphe à Jacques Piccard (fils d’Auguste Piccard) à 10916 mètres en 1960.  James Cameron ne battra pas ce record en ne descendant qu’à 10898 mètres… pas de bol !

     

    http://ekladata.com/IkZzaFmTzXxIS6LJQPzxl-OyLu4.jpg

    Les grandes profondeurs, quelles contraintes pour les animaux : pas de lumière, température basse (1-4 °C), faible teneur en oxygène, très forte pression, pas de nourriture… Pas très accueillant à première vue… mais les espèces présentent ont su trouver des moyens de s’adapter : diversité alimentaire, symbiose, métabolisme ralenti, bioluminescence, adaptations physiologiques, morphologiques, comportementales…


    Bref comme dirait un certain personnage de film « il y a de la vie sur cette planète ».

     

    http://ekladata.com/bkIUicfr5RlYRI7rwKo7x3ZT52Y.jpg


    Je vais ici faire un petit résumé de chaque présentation effectuée, sans aller dans les détails et en mettant des photos trouver sur le net pour illustrer puisqu’il n’a pas toujours été possible de récupérer les diapos et que je n’ai pas l’intention de refaire les exposés ici…


    Voici la liste des différentes conférences :


    — Les céphalopodes, extrêmes de la tête au pied : après un bref rappel sur ce qu’est un céphalopode (8 bras, 2 tentacules, mollusque), on apprends qu’ils vivent dans toutes les couches de l’océan. Ils se sont adaptés aux manques de lumière avec de grands yeux qui ne voient pas la couleur. Certains sont fluorescents (comme beaucoup d’espèces des profondeurs) et c’est une phosphorescence active, c'est-à-dire qu’elle peut être contrôlée. L’adaptation aux manques d’oxygène ce fait pas variation dans la ZMO ou pas respiration anoxique. Le métabolisme de ses animaux est très lent, et c’est aussi pourquoi ils passent beaucoup de temps à flotter. Le cycle de reproduction de certaines espèces est aussi fascinante : soin aux jeunes pendant 400 jours pour une espèce !

    Le plus populaire c’est bien sur vampyroteuthis

     

    http://ekladata.com/p07POSY9iWsRABl7g3iRTp_2uQM.jpg


    — L’origine évolutive des organismes des sources hydrothermales : commençons par dire qu’il y a beaucoup de symbiose dans ces milieux. Après savoir d’où viennent les bactéries c’est une autre histoire ! On ne sait pas encore si c’est des organismes qui se sont « laissé couler » ou s’ils ont une origine profonde… Les organismes sont assez nombreux et originaux.

     


    — Un extra-terrestre : le tardigrade. Que dire de cette bestiole ! Elle aurait tout d’un extraterrestre ! est surtout c’est HYPER-RESISTANT à TOUS ! Température extrême, pression, rayon UV, ionisant, cosmique, produit chimique… au point que certains chercheurs pensent sérieusement que cette bestiole viendrait de l’espace.

     

    http://ekladata.com/aAIdqz9nBYCBrf7aeEXYk5KZoJA.jpg


    — Diversité et adaptation des poissons de grande profondeur : en fait, il y en a de la vie là-dessous ! On a tous en tête cette image :

    http://ekladata.com/IAjFo0dSoNFtBz17uWR5oP7UudE.jpg

    Et bien c’est en effet ce à quoi ressemblent les poissons dans les profondeurs : luminescent et avec de grandes dents. La chose la plus intéressante découverte pour moi dans cette conférence, c’est l’existante de parasitisme sexuel chez une espèce. En effet, le mâle parasite sexuellement la femelle en fusionnant avec elle. Oui oui, il devient une espèce de « pédoncule » sur la femelle… c’est franchement un sujet de recherche qui m’intéresserait ! C’est passionnant ce que la nature sélectionne !

     

    http://ekladata.com/p45rbvx8VWLEdBTvZZz7fENqXu8.jpg


    — La vie sous pression dans l’océan profond : comme vous vous en doutez, la pression ici bas est énorme. Pour donner un exemple parlant, à 1000 mètres, c’est comme avoir un rhinocéros sur l’ongle du petit oreille des pieds. Il y a donc toute une batterie d’adaptation pour y résister : moléculaire, cellulaire…

    Voici un petit film sur les abyssbox que l’on peut trouver à l’Océanopolis de Brest et où l’on peut observer à présent, des crabes et crevettes des profondeurs !

     

    Et voila un petit film pour finir cet article : par ici


     


    Pin It

    1 commentaire
  • Auteur :  Aline Demars

     

    Résumé:
    A 10 ans, elle veut être une sainte et rétablir Henri V sur son trône. A 16 ans, elle danse la polka toute la nuit. A 20 ans, elle vit dans une ferme suisse pour étudier le cycle entier des connaissances. A 30 ans, elle est une savante reconnue dans l'Europe entière et ne cesse d'étonner, de scandaliser les plus éminents savants ses collègues. A 40 ans, elle est la première femme admise à la Société d'Anthropologie. Elle vit pendant 30 ans en union libre avec un homme politique en vue. A la fin de sa vie, elle connait les plus grands honneurs, avant de recevoir la Légion d'Honneur. En 1930, à la Sorbonne, l'Université tresse des couronnes, à "la plus savantes des savants", celle qui figure sur la grande fresque du premier étage : la dame au chapeau rose.
    Et aujourd'hui, qui se souvient de Clémence Royer ?

     

    http://ekladata.com/pJNbSSWxeVeQ2-eKmQDj0yX6oN8.jpg

     

    Chronique :

    Bon, j’avoue je n’ai pas fini le livre. Non pas qu’il ne soit pas intéressant, bien au contraire. Mais il est super répétitif à mon gout. En fait le livre est divisé en 3 parties : une biographie, les œuvres et « la femme ». Et en fait, si on lit la biographie, les 2 autres parties ne sont que des approfondissements. Une fois qu’on a lu la bio, on a bien compris l’importance de cette femme et de son œuvre, pas la peine de revenir sur chaque point dans les parties suivantes.

     

    Clémence Royer est vraiment un personnage à découvrir ! Femme, scientifique, philosophe, féministe… il serait dur de lui mettre une étiquette sur le dos. Mais autant dire qu’elle a marqué son époque par son courage et son intelligence ! Elle traduit Darwin, demande des droits pour les femmes : mariage, divorce, enfant , travail… elle revendique que les femmes soient les égales des hommes, sans les imiter. S’attaque aussi violemment à l’Église qui n’est qu’une puissance faite de mensonge.

     

    Quand on lit sa vie, on ne peut qu’être surpris par le modernisme de cette femme à une époque où la seule voie pour son sexe était le mariage et de devenir une bonne épouse.

    Une grande femme de France ! À découvrir, mais peut-être pas directement par ce livre un peu chiant à la longue.

    Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique