• Je vais inaugurer la rubrique politique en parlant des pesticides. Car oui, les pesticides, c’est politique. Et ne fuyez pas, je ne ferai pas passer sur ce blog des idées d’un parti ou d’un autre. Ça sera majoritairement des réflexions personnelles basées sur des articles de la « vie de tous les jours ».


    Je ne vais pas vous faire tout un topo dessus, ça sera trop long. Mais j’ai eu envie de publier ce message suite à cet article du monde : lien.
    Si vous avez la flemme d’aller le lire, résumé rapide : nos rivières et nappes phréatiques sont polluées, à des concentrations 200 fois la norme de l’eau potable, on retrouve 36 pesticides interdits depuis 2008.
    Donc comme on peut le voir, ce n’est pas réjouissant. On sait déjà que les pesticides sont dangereux pour la santé (conseil lecture : le printemps silencieux de Rachel Carson). Dans ce livre, elle démontre comment les industries ont augmenté petits à petits la toxicité de leurs produits en disant que c’était sans danger. Donc moins, mais plus toxique ?

    Et pourtant, on continue à les autoriser. Certes, plus rigoureusement, avec plus de réglementation… Mais on les utilise toujours. Et il est facile d’en obtenir pour traiter son propre jardin.

    Et parfois, contre tout « bon sens ». La preuve, c’est que l’épandage aérien à 50 mètres des maisons est autorisé (voir la campagne d’agir pour l’environnement contre cette pratique).

    Jusque-là j’ai parlé plus pour la santé humaine, quid de la biodiversité ? Et bien clairement, les pesticides sont faits pour la faire disparaitre. Puisque c’est fait pour tuer des herbes, des champignons et des animaux que nous jugeons nuisibles. Les abeilles en sont d’ailleurs les premières victimes. Et votre miel est un concentré de pesticides… Appétissant non ?

    Je ne jette pas la pierre aux agriculteurs. Je ne vais pas aller leur dire que ce sont des inconscients qui polluent nos rivières et le reste de la nature. Car en France, on l’a encore vu, les agriculteurs souffrent. Mais pas à cause des pesticides, mais du système qui leur imposent de produire toujours plus, plus plus, et pour des prix minuscules. Peut-on vraiment leur en vouloir de faire en sorte que leurs récoltes ne soient pas détruites pas un ravageur ? Pas de récolte, pas de salaire (pour le peu qu’ils ont). Et les pesticides sont un moyen d’y arriver.

    Il faut bien distinguer 2 problèmes :

    — celui des particuliers et des collectivités : doit-on mettre du produit anti mauvaises herbes chez soit ou dans les lieux publics ? (taper herbicides jardin, et bon shopping !). La je crois qu’une interdiction pure et simple et totalement faisable. Tous citoyens peuvent déjà arrêter d’en acheter pour chez lui, des solutions alternatives existent. Et faire pression sur son.sa maire, son conseiller.ère général.es etc.… Pour que ces produits ne soient plus utilisés.

    — celui de l’agriculture. La disparition des pesticides ne se fera pas sans une transition de l’agriculture vers une mode de culture plus durable, écologique et biologique. Il faut que les agriculteurs soient reconnus et pas subventionnés de façons paternalistes. Là, c’est plus difficile pour le simple citoyen. Mais des associations existent et luttent, vous pouvez leur apporter votre soutien. Et lors des élections quel quelles soient, assurez vous que ce sujet est traité par votre candidat, et interpellez le si ce n’est pas le cas.

    Je n’ai pas de solution miracle. Je ne prétends pas vous apporter le bon moyen de le faire. Ni de changer notre point de vue, peut-être pensez-vous que les pesticides c’est bien. Je donne juste mon point de vue, qui vaut ce qui vaut. J’espère juste que ce post vous fera réfléchir un peu.

    Quelques articles à lire :

    Pesticides, les preuves du danger s'accumulent

    Comment le lobby des pesticides se bat pour les néonicotinoides.

    Pétition : avant la fin des abeilles

    Glyphosate : empoisonnement public de masse

     

     

     


    votre commentaire
  • J’ai toujours aimé les histoires de pirates. Hors la loi, de grands bateaux, de lieux exotiques, la mer, des bagarres de tavernes et des duels à l’épée honteusement trahis par un coup de pistolet. C’est donc tout naturellement que j’ai regardé Crossbones (et je m’attaque à Black Sails).

     

    Serie TV : Crossbones

     

    Le premier épisode m’a laissée dubitative, et finalement le reste de la série a suivi le même chemin. D’abord, très bonne surprise de ce premier épisode, l’introduction de TROIS personnages féminins (oui ça fait beaucoup d’un coup pour une série) et AUCUNE n’est une prostituée ! Parce qu’il faut bien le dire, le stéréotype de la femme prostitué au milieu de pirates est la norme. Bien sûr, il y aura un prostitué plus tard, mais je ne l’ai pas trouvé si stéréotypée et le personnage était attachant.

    Sinon autre détail de personnage intéressant, il y a un homme en « semi-fauteuil roulant », semi car il peut marcher, mais avec beaucoup de difficulté et deux béquilles. Et aussi une lesbienne, dommage que ça soit forcement celle qui fait le plus « mec ». Une diversité de personnages hétéroclites et sympathiques.

     Mais après, c’est le script qui pèche sérieusement. Notre héros, Tom Lowe doit tuer Barbe Noir. Il l’empoisonne donc avant d’essayer de se tirer. Oui, mais, en cours de route, il voit dans la nuit noire un mec accoster et il devine que c’est X espagnol qui n’a rien à faire là, et décide donc de retourner donner l’antidote à BN.
    Vous voyez le premier hic ? Non parce que si à 500 mètres, de nuit, sans lumière vous arrivez à totalement identifier un mec…. Bravo.

    Et tout le reste un peu comme ça. Ce n’est pas vraiment crédible et on a une impression de bâclée et d’incohérence. Puis vient se mêler une pointe de fantastique qui ne permet pas plus à la sauce de prendre… dommage.

    On passe quand même un moment sympa en la regardant, surtout si on aime Malkovich qui cabotine bien comme il faut parfois.

     

    Serie TV : Crossbones

     

    Fiche allociné : Crossbones

     

    Pin It

    votre commentaire
  • Pour inaugurer ce nouveau blog, et cette rubrique spéciale Science, je vous propose d’écouter (ou de réécouter) un podcast de France Culture sur Hélène Lanvegin.

    Voila la description proposée par France Culture :

    Hélène Langevin, née Hélène Joliot-Curie en 1927, petite-fille de Pierre et Marie Curie, et fille d'Irène Joliot Curie. Chercheuse et aussi porteuse de cette mémoire familiale assez exceptionnelle. Elle n'a jamais eu d'émission qui lui soit entièrement dédiée? C'est une première...

    Depuis qu’elle est née, le monde de la physique nucléaire est son berceau, son univers…

    Hélène Langevin est Ingénieure de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris, école où ses grands-parents, Pierre et Marie Curie, ont découvert le radium et le polonium.

    Chercheuse en physique nucléaire fondamentale au CNRS, titulaire d’une thèse de doctorat en 1956, elle mena la majeure partie de sa carrière à l'Institut de physique nucléaire d'Orsay de 1979 à 1983, et présida la commission de physique nucléaire de 1981 à 1982. Elle fut même membre du conseil scientifique de l'office parlementaire pour les choix scientifiques et techniques de 1985 à 1992.

    Aujourd’hui directrice de recherche émérite au CNRS, elle est une femme engagée dans la société, militante, notamment sur la question de l’utilisation pacifiste de l’énergie atomique.

    Entre une carrière vouée avec passion à la recherche et une appartenance à l’illustre famille Curie, Hélène Langevin, née Joliot-Curie, a un parcours qui mérite aujourd’hui une totale immersion.

    Une émission émaillée d’archives sonores dénichées dans les fonds de l’INA par Anahi Morales et Haude Vassent, et préparée avec Céline du Chéné, qui a réalisé des interviews auprès de proches de notre invitée (son frère Pierre Joliot, les scientifiques Pierre Radvanyi et Jean-Pierre Kahane).

    Hélène Langevin, devant et derrière les paravents de La Marche de sciences.

     

    Bonne écoute

     

     


    1 commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires